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Compétitivité et investissement ? L’évolution de la métallurgie.

vendredi 16 mai 2008 / "le Patriote"


Le discours dominant voudrait faire croire que l’industrie métallurgique en France, comme dans les alpes –maritimes ne serait pas « compétitive » et pourtant, elle est deuxième en Europe et troisième au monde, elle est la première industrie dans le monde à recevoir l’investissement étranger. C’est bien que notre compétitivité est reconnue. Mais les patrons de la métallurgie, représentés par l’UIMM, ceux-la même qui défrayent la chronique dans les pages « patrons voyous », tentent de faire croire que les bénéfices des entreprises seraient réalisés à l’extérieur du pays et uniquement par les grands groupes du CAC 40. Ce qu’ils oublient sciemment de préciser, c’est que 85% des salariés travaillent dans des petites et moyennes entreprises qui font elles-mêmes partie d’un grand groupe et non d’une entreprise indépendante. Les PME ne sont donc pas si indépendantes que cela, et les responsabilités des groupes ont des conséquences sur toutes les filières.

« 70%, des résultats financiers ne sont pas réinvestis dans l’entreprise et partent à la finance »

La mondialisation, dans le département comme en France, pousse l’industrie à rentrer dans le marché financier, à avoir des résultats à deux chiffres, pour faire monter les actions Résultat : L’ensemble des secteurs font des restructurations un mode de gestion permanent, purement capitalistique, qui se traduit dans chaque entreprise par un manque d’effectif, par une charge de travail en constante augmentation et une dégradation des conditions de travail.

.« Mais Les salariés ne s’en laissent pas compter et dans les luttes, ils sont bien souvent force de propositions pour maintenir ou relancer l’emploi, valoriser le travail, gagner des droits d’intervention dans la gestion des entreprises, ils exigent aussi l’investissement dans l’appareil de production et de recherche »(1)

« Relancer l’activité industrielle chez STP rail, ex. CLBI C’est possible et nécessaire »

Depuis la reprise en 2006 de la CLBI par STP rail, où plus de 300 emplois (sans compter les sous-traitants) étaient sauvés, l’activité s’est réduite, les engagements de production n’étant pas tenus par la direction. L’outil de travail n’a pas été adapté aux commandes de la SNCF et de la RATP : Les difficultés de trésorerie persistent. Les apports financiers des actionnaires sont quasiment inexistants, Le Conseil régional PACA, au travers de l’élu communiste Gérard Piel, avait consenti un prêt de 250.000 € à 0 %, afin de développer cet outil de travail,. Le Conseil général (majorité UMP avec Estrosi), comme l’Etat n’ont apporté aucun financement.

Le tribunal a ouvert en Mars une procédure de redressement judiciaire et en même temps a désigné des juges pour vérifier l’impact des « retards » de la SNCF sur les difficultés financières de STP. Le 27 mai 2008, un premier rapport sera rendu, la CGT demande un droit d’alerte pour avoir accès aux informations. Alors que la direction de STP s’était engagée, lors de la reprise de cette entreprise en Février 2006, à développer l’emploi et à investir dans l’outil industriel, celle-ci, au contraire a fait le choix de la destruction de l’outil en annonçant un plan social lors du dernier comité d’entreprise le 23 avril dernier. (Plan social qui concernerait 30 à 40 personnes soit 10 à 15% de l’effectif).

Emmanuelle Gaziello

(1)Introduction de Boris Plazzi au 38eme Congrès de la Fédération des Travailleurs de la métallurgie qui a eu lieu du 17 au 21 mars à Lyon

http://www.le-patriote.info/spip.php?article1539

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Tag(s) : #Economie
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