On peut également retrouver les propos du Ministre de la Fonction Publique grâce à ce lien:
http://groups.google.fr/group/haltealacasse/browse_thread/thread/1a953fed708c7e66
Propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une
réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la
nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très
lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un
fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre.
Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la
place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans
la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500
corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines :
éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps
abritent des emplois inutiles."
"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les
fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."
"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui
compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."
"C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de
réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de
fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants.
Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile,
on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme
de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de
travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."
"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il
faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce
moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."
Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité
du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient.
C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse
d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics
impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les
attaques à l'oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.
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