SOS pour Ingrid Betancourt
La famille d’Ingrid Betancourt a lancé jeudi à Paris un SOS, désespéré, pour sauver l’otage franco-colombienne « au bord de la mort », alors que le président Nicolas Sarkozy réclamait depuis l’Afrique du Sud sa libération « sans délai » à la guérilla des FARC, proposant même d’aller sur place. Ces appels ont été relayés hier par les comités de soutien à Ingrid Betancourt et par le gouvernement espagnol.
Ingrid Betancourt, d’après le témoignage de Luis Eladio Perez libéré mercredi, estime que les négociations pour les échanges d’otages en Colombie devaient se dérouler sous l’égide de la convention de Genève avec en préalable la reconnaissance politique des FARC. S’exprimant depuis Caracas, l’ancien compagnon de détention d’Ingrid Betancourt a dit lui être redevable (« Je dois ma vie à Ingrid ») et a précisé que malgré sa maladie (une hépatite B) l’ancienne sénatrice fournissait « un immense effort ».
Le président Chavez, a proposé jeudi qu’un groupe de pays amis latino-américains reçoive des responsables colombiens et des FARC afin de négocier la remise en liberté de tous les otages détenus par la guérilla. Il a assuré que les gouvernements français, brésilien, argentin et équatorien appuyaient sa volonté d’accroître la pression internationale.
Jusqu’ici le président colombien Alavaro Uribe refuse de céder aux exigences de la guérilla, (zone de démilitarisation pour un échange humanitaire). « Uribe va devoir changer sa position, parce que nous allons l’y obliger », a affirmé Chavez. Il n’est pas le seul à le prier d’agir. Consuelo Gonzalez, otage libérée en janvier dernier, se trouvait jeudi aux côtés de la famille Betancourt à Paris. Elle a supplié en pleurs : « Président Uribe, donnez-nous la main pour que mes compagnons retrouvent la vie. S’il vous plaît. Ne les laissons pas mourir… ».
B. D.
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