PSA continue à casser l’emploi
La direction du groupe automobile PSA va présenter aujourd’hui en comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire son nouveau plan de départs volontaires concernant un millier d’ouvriers professionnels sur les sites d’Aulnay, Rennes, Mulhouse, Metz et Asnières. Ce projet avait déjà été annoncé le 4 septembre 2007.
Pour Jean-Pierre Mercier, représentant CGT au CCE de PSA, cette annonce dissimule « un point noir » : « la suppression de plus de 60 postes sur le site d’Asnières, représentant près des deux tiers de l’effectif du site. » « Cette baisse entraînera inévitablement la fermeture de celui-ci, alors que Christian Streiff, PDG de l’entreprise, avait promis qu’aucun établissement ne serait fermé », poursuit le syndicaliste. Cette restructuration est le prolongement de celle de mai 2007 et de ses 5 090 départs volontaires, dont l’objectif était de réduire de 30 % les coûts de fonctionnement d’ici à 2010. Cette casse de l’emploi avait concerné 2 120 ouvriers, 1 620 employés, techniciens, agents de maîtrise, et 2 310 cadres.
Devant la bonne santé affichée du groupe qui table sur une accélération des ventes à hauteur de 5 % pour 2008, la CGT compte « se battre contre la mise en place de ce plan qui vise à supprimer des emplois, alors que dans le même temps les ventes de PSA en 2007 ont réalisé des records (+ 1,8 %) dans le monde mais aussi en Europe de l’Ouest ». Le représentant syndical ajoute que « la logique de l’entreprise n’est pas actuellement d’embaucher ailleurs mais d’augmenter la charge de travail de l’ensemble des salariés. ». À Sochaux, par exemple, 900 salariés de l’établissement (sur 13 000) sont contraints de travailler une heure supplémentaire par jour pendant trois mois et demi, afin de produire les 3 500 voitures du modèle 307. La CFDT s’interroge, elle aussi, sur « la pertinence économique d’une telle décision sur 5 sites alors que dans d’autres sites la main-d’oeuvre manque ». Elle « souhaite que la direction donne des éléments sur la mobilité interne et la formation dans l’entreprise. »
Clotilde Mathieu
/image%2F0551212%2F20170620%2Fob_74cedc_bandeau-pcf.jpg)