Total aime le pétrole cher
Quand le prix du baril crève les plafonds, les bénéfices des compagnies pétrolières s’y mettent forcément. En 2006, alors que le champion mondial ExxonMobil a frôlé les 40 milliards de dollars de profits, le groupe français Total a engrangé le plus gros bénéfice net de toute l’histoire du capitalisme français : 153,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires (en hausse de 12 %) et 12,5 milliards d’euros de profits (en progression de 5 %). En 2007, d’après les indications connues sur les trois premiers trimestres, ces résultats déjà inouïs devraient être encore amplifiés : sur les neuf premiers mois de l’année, Total dégage un bénéfice net en hausse de 0,4 %, à 9,6 milliards d’euros. Dans ces conditions, les premiers choyés sont les actionnaires puisque le dividende a été augmenté de 15 % au titre de 2006, avec 1,87 euro par action. Depuis 1995, les plus fidèles d’entre eux ont ainsi bénéficié d’une rentabilité de 19 % par an de leur investissement.
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