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Politique - Article paru le 21 novembre 2007 dans l'Humanité

 

Passe d’armes à l’Assemblée nationale

Interpellé par André Chassaigne (PCF), le premier ministre répond : « Je suis dans la bonne voie. »

« Face à l’ampleur du mouvement social, le gouvernement n’a plus les moyens du blocage et des manoeuvres : il doit reculer », estimait hier matin le Parti

communiste. Dans l’après-midi, le député communiste André Chassaigne portait le fer contre le premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « Vous êtes très fort pour présenter la réforme des régimes spéciaux au nom de l’équité quand il s’agit de demander aux cheminots, aux agents de la RATP et à ceux d’EDF et GDF de travailler plus longtemps pour gagner moins », a lancé le député du Puy-de-Dôme. Il a de même distribué « des rubans tricolores » à François Fillon pour avoir présenté comme « modernisation de l’État » la suppression de dizaines de milliers d’emplois et la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires, pour prétendre réformer la justice « en rayant de la carte des dizaines de tribunaux »… « Là où vous méritez la marianne d’or, a poursuivi André Chassaigne, c’est quand vous dressez les Français les uns contre les autres pour masquer les milliards de cadeaux faits aux privilégiés de la fortune. » Et le député communiste a demandé au gouvernement de répondre aux revendications du mouvement social sur le pouvoir d’achat, les retraites et les franchises médicales. « Ceux qui dressent les Français les uns contre les autres sont ceux qui refusent le jugement des urnes », a répondu François Fillon. « Plus j’entends vos critiques et plus je me dis que je suis dans la bonne voie », a-t-il ajouté, accusant les

communistes de vouloir que la France reste « le pays où on travaille le moins », « dont la dette est le premier budget », « celui qui refuse de regarder en face le scandale d’Outreau » en refusant de réformer la carte judiciaire, « celui où les entreprises sont le plus imposées ». Et à François Hollande qui proposait la tenue d’un « Grenelle du pouvoir d’achat », le premier ministre a répondu : « Ce n’est pas en généralisant les 35 heures dans les PME que l’on va favoriser l’augmentation des salaires. »

Olivier Mayer

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Tag(s) : #Politique
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