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Société - Article paru le 3 novembre 2007

l’Humanité des débats. Écologie

Qui doit payer la « révolution écologique » ?

Rappel des faits

Depuis le discours de Nicolas Sarkozy, en clôture du Grenelle de l’environnement, des groupes de travail ont été chargés de réfléchir aux modalités d’application des principes énoncés par le chef de l’État. Autrement dit, comment financer les « ruptures » écologiques ?

Grenelle de l’environnement, fin de l’acte 1. Tout l’été, les représentants de l’État, des collectivités, des entreprises, des salariés et des associations ont travaillé. Pour produire, début octobre, un document de mille pages, fourmillant d’autant de propositions. Mais beaucoup aussi de désaccords. Les objectifs des uns embêtent les autres, les moyens de les atteindre braquent certains. L’ensemble a tout de même été livré au public, invité à s’exprimer lors de dix-sept réunions régionales. Internet a aussi été de la partie.

Fin octobre, les studieux de l’été se sont retrouvés à huis clos pour un dernier round de négociations, avec Jean-Louis Borloo en chef d’orchestre. Les bâtiments devront être plus économes en énergie. Consensuel. Les transports devront donner la priorité au rail, au fluvial et à la mer sur la route. D’accord. Les camions seront sujets à une écoredevance, les vieilles voitures à une écopastille. Premiers accrochages. La fiscalité sera revue. Là, ça coince. Idem pour l’agriculture. Néanmoins, le document de travail s’est éclairci.

Le président de la République y a puisé des propositions. Tout en s’assurant le soutien de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et d’Al Gore, ancien vice-président des États-Unis et récent lauréatdu prix Nobel de la paix. Nicolas Sarkozy, qui a vu l’écologie émerger dans le champ politique, s’en est saisi et a livré un discours tout en forme. Les principales propositions des groupes de travail s’y sont retrouvées.

Les groupes ont planché, le président a tranché. Faut-il y voir les prémices de la « révolution écologique » que Jean-Louis Borloo, ministre d’État, a appelé de ses voeux quelques semaines plus tôt ? On peut en douter. Frappez les trois coups. Acte 2 du Grenelle de l’environnement : qui va payer ?

Vincent Defait

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Tag(s) : #Environnement
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