Le Nouveau Centre bien à droite
Les ex-UDF du Nouveau Centre (NC), ralliés à Nicolas Sarkozy, « accompagnent la majorité dans les réformes ». Députés et sénateurs centristes réunis hier pour leur journée parlementaire avaient beau insister sur le « choix politique » que constituait leur adhésion au projet sarkozyste, le président du groupe à l’Assemblée, François Sauvadet, soulignait, en prononçant cette phrase, le rôle d’« accompagnement » du nouveau parti. Les élus sont d’ailleurs invités à l’Élysée, mercredi, en même temps que les parlementaires UMP, afin que « les grandes réformes dont (Nicolas Sarkozy) entend les saisir » leur soient présentées.
Le Nouveau Centre marche dans les pas de l’UMP… Le choix des tables rondes qu’il proposait hier en atteste. Pour le nouveau parti de centre-droit, pas de doute : on s’achemine « vers un régime présidentiel à la française », thème de la première causerie matinale. Jean-Louis Bourlanges, eurodéputé NC et membre de la commission Balladur sur les institutions, dit « sentir chez notre grand partenaire (UMP) comme chez notre grand adversaire (PS) des réticences énormes à changer les choses », mais il est plutôt sur la ligne du premier. « Si les Français se dérangent pour élire un chef de l’État, il faut qu’il dirige vraiment », lâche-t-il pour légitimer un régime présidentiel « sur le modèle des États-Unis ». Avec de légères différences, sénateurs et députés centristes s’accordent sur ce « besoin de modernité » taillé sur mesure pour Nicolas Sarkozy. Michel Verpeaux, constitutionnaliste « à contre-courant », estime quant à lui que « le modèle américain n’est pas adaptable au système français ». « La personnalisation absolue du pouvoir est un vice. » Que la droite cherche à encourager, sous couvert de « rééquilibrage des pouvoirs ».
Grégory Marin
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