LA SOCIETE a besoin des retraités et les retraités ont besoin de la SOCIETE
Il ne faudrait pas, face à un tel enjeu, rester chacun dans son coin pour espérer obtenir satisfaction. L’état d’esprit ambiant, bien orchestré par les médias, pousse à la perte du sens du
collectif. La solidarité est mise à mal au profit du chacun pour soi et de la division : jeunes-vieux, homme-femme, RMIste-smicard, salarié-chômeur…Les retraités veulent contrebattre cette dérive
dangereuse pour tous, pour notre avenir et celui de nos enfants et de nos petits enfants.
LE PAYS A BESOIN DES RETRAITÉS :
Besoin, bien sûr, pour donner plus de force aux revendications qui nous sont communes, évoquées ci-dessus, mais aussi pour les retraites, les salaires, les droits des travailleurs, leurs
conditions de travail. Les retraités sont attachés à la vie, et aux activités qu’ils ont contribué à bâtir et à développer, à défendre à de nombreuses reprises,
non sans succès. Ils connaissent l’importance de la formation pour tous, au plus haut niveau, notamment pour les enfants des milieux défavorisés. Ce n’est pas seulement par solidarité avec les
actifs que de nombreux retraités étaient dans les actions qui se sont multipliées, pour défendre notre pays.
La plupart des retraités sont engagés dans de multiples domaines et c’est bien, notamment au niveau des associations et dans le domaine sportif. Leur disponibilité leur permet de participer
pleinement aux actions menées sur le plan international par les associations humanitaires et les mouvements sociaux ; ils peuvent aussi être représentatifs dans leur commune, leur département,
leur région en oeuvrant dans le sens de la défense de la vie.
Les retraités peuvent se regrouper. Ils doivent aussi, de façon diversifiée, trouver toute leur place, dans la SOCIETE, à part entière. Ce n’est pas encore le cas, notamment dans la tête des
retraités comme des
actifs. Pourtant, leur disponibilité, diverse, leur expérience des luttes menées, des succès obtenus, de l’histoire de notre PAYS et de notre vie peuvent contribuer utilement à la dynamique de
notre organisation, pas
seulement pour les tâches matérielles: définition des besoins à satisfaire, analyse de la situation actuelle, élaboration des revendications, mise en œuvre à tous les niveaux, notamment dans les
structures d’élues. Alors que l'individualisation, reste trop importante, alors que bientôt beaucoup d’actifs seront des retraités, n’est-il pas urgent de réfléchir à mieux faire vivre et œuvrer
ensemble, dans le CHOIX DE NOS REPRESENTANTS ?
Le Retraité Jacques
De nombreux ACTIFS sont partis, partent ou partiront prochainement en retraite. Pour un certain nombre, il s’agit de militants, départementaux, nationaux ou de simples participants à la vie du pays. Leur éloignement des organisations de défenses, voire leur désyndicalisation, sont trop souvent considérés, pour des raisons diverses, comme " naturels ", par beaucoup de retraités et par la plupart des actifs. Il y a tant d’autres choses à faire après la vie professionnelle !
Des besoins spécifiques, trop souvent négligés. Le pouvoir d’achat des retraités s’est longtemps et progressivement amélioré, au fil des batailles menées en commun avec les actifs ; les personnes âgées ont ainsi pu, pour la plupart, sortir de la pauvreté qui était précédemment leur lot commun. Aujourd’hui, la loi Fillon réduit les droits à pension et désolidarise les pensions des traitements de référence entraînant ainsi leur appauvrissement rapide ; cette situation
est aggravée par une évolution attachée à celle -sous-estimée- des prix.
Les retenues, notamment fiscales, s’accroissent plus vite pour les retraités. Alors que la santé est le bien essentiel auquel aspirent les retraités et que son besoin croit avec l’âge, son coût augmente et l’accès aux soins se réduit ; les inégalités déjà sensibles dans ce secteur s’amplifient.
La proposition sarkosienne de mettre en place un forfait l’aggraverait. Les besoins nouveaux rencontrés par plus de retraités vivant plus longtemps –aides, services publics adaptés et suffisants, maisons d’accueil accessibles…- sont livrés au secteur marchand. Une campagne insupportable et mensongère accuse les " vieux " de provoquer les
difficultés actuelles et de compromettre ainsi l’avenir des plus jeunes. Nul doute que nous sommes dans le collimateur ! Pour faire face à ces besoins, à ces mises en cause, les retraités doivent se réunir, notamment
dans des associations, des coordinations, et sous d’autre formes, pour contribuer aux batailles indispensables. Mais les actifs sont aussi concernés, à double titre : le bien être des retraités contribue au bon équilibre économique et social et c’est leur bien être à venir qui se joue aujourd’hui.
Les retraités ont, surtout, des raisons communes de se battre avec les actifs. Pour tous, vivre bien aujourd’hui, ensemble nous devons exiger : maintien et progression du pouvoir d’achat, des services publics suffisants
et efficaces, droit à une santé de qualité accessible à tous et fondée sur la prévention, une qualité de vie préservée et améliorée (environnement, services publics de proximité, sécurité, vie culturelle…), droit à des logements décents, fiscalité plus juste, meilleure répartition des richesses produites…
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