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Joutes Musicales de Correns Les coups de cœur du samedi 18 mai 2013

Article paru dans La Marseillaise du Samedi 18 mai

Le coup d'envoi des 16e Joutes musicales de printemps a été donné hier soir. Durant tout le week-end, plus de 20 concerts sont organisés entre moments intimistes et festifs. Les Joutes, ce sont trois jours de rencontres et d’émotions, pour s’immerger dans les nouvelles musiques traditionnelles du monde.

Quelques coups de cœur m'attirent en particulier, sachant qu'on ne peut tout voir. Chaque année, le public découvre, s'intéresse et s'enthousiasme. Ce sont des lieux originaux avec un cadre exceptionnel, où l'on est rarement déçu. Ici les artistes partagent avec le public leurs passions. C'est souvent très intente.

Ensemble de musique arabo-andalouse dirigé par Fouad Didi (Samedi 14h Place du Village, Scènes ouvertes)

Fouad Didi (figure de proue de la musique andalouse de l’École de Tlemcen) , enseigne la musique arabo andalouse à la Cité de la Musique de Marseille depuis une dizaine d’années. Un enseignement qui se fait sur la base de l’oralité.

Andre Ricros « Je vous réflechis » (Samedi 14h30 Salle La Fraternelle)

Depuis trente ans, il parcourt l’Auvergne pour collecter, préserver, transmettre le patrimoine musical détenu par les anciens. Son infatigable quête l’a mené dans les coins les plus à l’abri de l’uniformisation des esprits. Dans cette conférence-spectacle, il nous invite à rencontrer quelques- unes de ces personnalités discrètes mais étonnantes, à partager leur intériorité, à prendre auprès d’eux une formidable leçon de vitalité. Ce spectacle propose des documents bruts pris dans le déroulé d’un tournage et centrés chacun sur l’intimité d’une rencontre. André Ricros nous permet d’entre dans ce moment de partage à travers ses commentaires et ses récits, qui tiennent autant de l’art du conteur que de la science du musicologue.

Le Belouga Quartet (samedi 17h Fort Gibron)
4 joueurs de galoubet-tambourin, 4 territoires, 4 compositeurs. Le Bélouga Quartet retourne les limites traditionnelles pour révéler toute la matière sonore du Galoubet- tambourin. Le galoubet-tambourin est l’instrument national de la Provence. I. Il est joué dans quatre départements français : le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes Maritimes. Selon l’endroit où l’on se trouve, différents facteurs vont avoir une incidence sur le musicien-tambourinaire, comme la ruralité ou la vie culturelle de la ville, la proximité de frontières culturelles comme le Piémont et le Languedoc, l’implantation degroupes folkloriques, du folk, d’un opéra etc.

Nouba Contemporaine Cie Montanaro « L’Âme nue » (samedi 18h Théâtre de Verdure)

Miquèu Montanaro s’est entouré de Fouad Didi (maître de musique arabo-andalouse) et de Laurence Bourdin (vielle à roue) et propose une suite modale et modulante s’inspirant du genre de la nouba. Dans un souci de contemporanéité, les trois complices se retrouvent sur scène pour une création ouverte à plusieurs esthétiques musicales, où les langues et les influences culturelles se tricotent, se répondent. Leurs compositions mêlent modalité et harmonie, rythmes traditionnels et polyrythmie, référence à la tradition et évasion poétique.

Zé Luis « La voix révelée de la norma » (Samedi 20h Théâtre de Verdure)

La morna a été imposée par Cesaria Evora. Zé Luis est de la même génération

que la chanteuse de Mindelo lui qui n’a pas quitté son archipel, plus précisément l’île de Praia, où depuis 60 ans, en dehors de son travail de charpentier, il est sollicité pour chanter pour les soirées informelles du public capverdien si mélomane. Récemment un concours de circonstance l’a révélé à des professionnels et l’on peut dire que sa venue à Correns est un événement puisqu’il rencontrera le public français.

Gitanistan Orkestra (Samedi 21h30 Théâtre de Verdure)

Les frères Giagnotti, Italiens d’origine Rom, enrichissent l’héritage métis sur lequel ils ont bâti leur formation Mascarimini depuis maintenant dix ans. Dans leur gourmandise des mélanges d’influences, ils invitent cette fois trois musiciens aux racines occitanes à les rejoindre. Le Gitanistan Orkestra est né. C’est un vrai patchwork musical où se croisent saveurs arabo-andalouses, tonalités flamencas, échos des fanfares balkaniques, tammurriatas napolitaines, groove raggas dubs ou électro.

LC

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Tag(s) : #CULTURE
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