Venezuela : Nicolas Maduro succède à Hugo Chavez
Rédaction Web
15 Avril, 2013
Nicolas Maduro, dauphin d'Hugo Chavez, a remporté de peu l'élection présidentielle de dimanche, avec 50,76% des voix contre 49,07% à son rival de
l'opposition, Henrique Capriles, selon le résultat officiel proclamé par la commission électorale nationale.
La commission, déclarant que 99% des bulletins de vote avaient été dépouillés et que le résultat était "irréversible", a appelé les Vénézuéliens à respecter
le verdict des urnes et à ne pas descendre dans les rues manifester. Nicolas Maduro [1] a
quant à lui dit appelé au calme et indiqué qu'il demandait à la commission électorale d'effectuer un audit du résultat. "Nous ne voulons pas la violence, nous souhaitons la paix", a dit
Nicolas Maduro dans une allocution à la nation. Ils souhaitent un audit, nous y sommes favorables. Je demande officiellement à la Commission électorale nationale d'effectuer un
audit". n"Je suis ici pour assumer mes responsabilités avec courage(...). La lutte continue!", a clamé Maduro devant la foule de ses partisans.
Le camp Maduro a aussitôt fêté la victoire de son champion, tirant des feux d'artifice dans le ciel de Caracas. Du côté de l'opposition, les militants ont au
contraire protesté contre le résultat en frappant des casseroles. Ce score représente une victoire plus serrée que prévue de la part de celui que Hugo Chavez [2], décédé le 5 mars d'un cancer, avait présenté comme son dauphin et qui avait dominé
les sondages durant la campagne. Mais il semble que Henrique Capriles, 40 ans, ait réussi à refaire une bonne partie de son retard dans les derniers jours de campagne.
Lors de la présidentielle d'octobre dernier, que Hugo Chavez avait remportée, Henrique Capriles [3], un
centriste qui est gouverneur de l'Etat de Miranda, avait recueilli un peu plus de 44% des voix. Quelques heures avant l'annonce du résultat, dimanche soir, Henrique Capriles avait fait
état d'un plan consistant à truquer le scrutin de dimanche. "Nous alertons le pays et la communauté internationale de l'intention de certains de modifier la volonté exprimée par le
peuple", avait-il affirmé dans un message du Twitter. Les autorités avaient jugé ce message "irresponsable".
Nicolas Maduro devra relever de vastes défis à la tête du pays, comme celui de garder le contrôle d'une coalition chaviste hétérogène qui rassemble
idéologues de gauche, hommes d'affaires, officiers de l'armée et miliciens armés regroupés au sein des 'colectivos'.
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Un nouveau tournant pour la révolution bolivarienne
[4]
Le portrait de Nicolas Maduro [5]
Amilcar Figueroa, historien : "Le chemin vers le socialisme passe par le pouvoir populaire" [6]
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