Combien étaient-ils ? Difficiles à dire devant un cortège fourni qui, parti à 10 h 30 de la place Charles-de-Gaulle, s'est étalé sur plusieurs centaines de mètres... Entre 3 000 et 4 000 personnes ont pris part au rassemblement, à la grande satisfaction des organisateurs.
Hier, la population, le personnel de l'hôpital, les syndicats et élus ont envoyé un signal très fort en direction des décideurs de l'agence régionale de santé.
S'ils avaient un instant imaginé ne serait-ce que l'éventualité de la suppression du service chirurgie, ils savent désormais à quelle contestation unanime et populaire de tout un territoire ils devront faire face...
« Aller à Toulon, c'est trop long ! »
Comme prévu, les « blouses blanches » du personnel médical ouvraient la marche. Au son de slogans fleuris et déterminés. « Aller à Toulon, c'est trop long, nous n'y arriverons que moribonds ! » « Nos vies sont en danger, Deroubaix (1) retire ton projet », etc.
Dans leur sillon, la population a massivement répondu à l'appel, déclarant ainsi son inquiétude et son attachement à ne pas voir disparaître l'unique établissement hospitalier de Provence Verte.
Des nouveaux-nés (issus de la maternité brignolaise, évidemment) jusqu'aux anciens les plus vénérables, venus de Brignoles et de toute la région, tous tenaient à afficher leur soutien.
Disséminés dans la foule, des élus locaux par dizaines, voire par centaines, issus de toutes les institutions locales, ainsi que de nombreux représentants de partis politiques, partageaient le flambeau. Au côté des sensibilités de gauche - notamment PS, PC, NPA, Europe Ecologie, etc. - de nombreux élus UMP, dont la députée Josette Pons, ont pris part au mouvement. Histoire de prouver que la défense de l'hôpital de Brignoles est un sujet qui fait l'unanimité politique. Quitte à serrer un peu les dents lorsque les slogans et discours égratignaient, voire conspuaient littéralement la majorité présidentielle...
D'autres rendez-vous
Enfin, Fête du travail oblige, les troupes syndicales ont également répondu présent, sous différents flambeaux.
Impressionnant, le cortège a rallié le Jardin Suau, à deux pas de l'hôpital Jean-Marcel, où ont été prononcés les discours (lire par ailleurs).
La foule se dispersait sur les coups de midi, non sans que Claude Gilardo n'annonce d'autres mobilisations en préparation, si celle-ci n'était pas entendue.
Les organisateurs espéraient un électrochoc. La population rassemblée leur a offert, dans une vibrante déclaration d'amour pour leur hôpital.
pzamari@varmatin.com
1. Dominique Deroubaix, directeur de l'agence régionale de santé.
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