Turquie : la mobilisation en faveur de Sevil Sevimli a payé
Rédaction Web
16 Février, 2013

Condamnée en Turquie mais autorisée à rentrer en France. La jeune étudiante franco-turque est attendue à Lyon mercredi prochain après avoir été jugée
coupable de "propagande terroriste" par un tribunal de Bursa. La mobilisation sur son cas y est pour beaucoup.
La juridiction a autorisé Sevil Sevimli à quitter la Turquie jusqu'à son procès en appel, après l'avoir condamné en première instance à cinq ans et
deux mois de prison pour "propagande terroriste".
Elle risquait 32 ans de prison
Pour la jeune étudiante franco-turque et ses proches, c'est la fin d'un cauchemar judiciaire [1]. Arrivée de Lyon à Eskisehir
(nord-ouest de la Turquie) en début d'année dans le cadre du programme d'échanges universitaires européen Erasmus, la jeune femme, soupçonnée d'appartenir à une organisation
d'extrême gauche interdite, a été arrêtée le 10 mai. Elle a été placée en détention provisoire pendant trois mois, avant d'être remise en liberté sous contrôle judiciaire. Elle risquait
jusqu'à 32 ans de réclusion, avant que les charges à son encontre ne soient révisées et qu'elle ne soit finalement reconnue coupable que de propagande pour un mouvement illégal.
Comité de soutien
"Tout le monde a pleuré de joie (...) même si l'accusation est maintenue alors qu'elle n'est pas fondée, donc c'est injuste", a témoigné Sinem Elmas, amie
d'enfance et porte-parole du comité de soutien de Sevil Sevimli, interrogée par l'AFP. "On devrait la revoir mercredi, on espère!", a conclu la jeune femme.
La mobilisation a fait beaucoup pour cette heureuse issue. Le comité de soutien organisé en France pour Sevil Sevimli avait reçu des très nombreux soutiens
en région Rhone-Alpes et nationalement, que l'Humanité avait relayé
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S.G.
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