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Manif prévue ce jeudi: "Le gouvernement lamine notre système de protection"
Par D. A. - dallemand@varmatin.com
Créé le 27/10/2010 08:59
Travailleuses sociales. Elles sont des actrices majeures de notre système de solidarité. Et elles sont en première ligne pour
évoquer la réforme des retraites. Chaque jour, que ce soit aux guichets de la Caf, de l’Urssaf ou de la Cpam, les gens se succèdent avec la même angoisse : qu’est-ce que la loi chère à Éric
Woerth va changer? Ou plutôt dégrader? Globalement, les réponses sont floues. Car la vérité d’un cas n’est pas la même pour un autre cas. « Mais, en résumé, on peut dire qu’avec le
rallongement des annuités, le gouvernement rallonge la misère », confie Marie-Thérèse Gory, de la CGT-CPAM. Las, l’inquiétude a aussi gagné les rangs des salariés de ces organismes
sociaux. Comme si la peur était contagieuse. Demain, il y aura encore de nombreux grévistes dans les effectifs de la Caf, de la CPAM et de l’Urssaf, pour répondre à l’appel de
l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC-FO.
Vers une refonte du système ?
« Depuis le 27 mai, nous avons participé à sept journées de grève ou de débrayage, indique Marie-Thérèse Gory. Le taux de
grévistes était à chaque fois entre 40 et 55 % à la CPAM. On sent que ça monte en puissance. » Pénibilité, sort réservé aux femmes, équité et justice sociale... Leurs revendications sont, à peu
de choses près, les mêmes que dans les autres professions. Mais Marie-Thérèse Gory et ses consœurs essaient d’anticiper. « Avec les retraites, le gouvernement s’attaque à la protection
collective des salariés. Il lamine notre système de protection sociale. On sait très bien que la suite de leur plan sera de casser entièrement ce système de protection que l’on nous envie.
»
« Un choix de société »
Dans le scénario imaginé, elle pense que suivront de « fortes suppressions de postes » ainsi qu’une « refonte totale du système ».
Pas touche à ça! « C’est une conquête ouvrière de 1949. Cela fait partie des luttes syndicales qui ont marqué l’histoire de notre pays. Petit à petit, on réduit nos droits. Jusqu’où irons-nous?
Il est important de ne pas se laisser faire. » Elles promettent de continuer les actions. Même si la loi est définitivement adoptée. Même si le salaire de ce mois d’octobre sera très léger. «
On a fait un choix de société, celui d’aider les gens. Le gouvernement essaie d’en faire un autre, à savoir aider l’argent des fonds privés. Et on ne peut pas accepter cela. »
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