Le Medef roule pour les assurances
Le Medef tombe le masque. Invitée du Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien, Laurence Parisot s’est déclarée dimanche favorable à un système d’assurance privée obligatoire pour financer la dépendance. «Il me semble qu’envisager ce dossier via une cinquième branche de la Sécurité sociale serait tout à fait catastrophique, avance la patronne des patrons. La Sécurité sociale a montré ses limites en cumulant les déficits et en ayant tellement de difficultés à revenir à l’équilibre.» Pour Parisot, c’est aux assurances privées de s’occuper de la dépendance. Selon elle, il suffirait juste de «concevoir un socle minimal de solidarité pour ceux qui sont en situation particulièrement défavorisée».
Concernant le projet du gouvernement d’instaurer un système de bonus-malus pour les entreprises, selon qu’elles emploient ou non un certain quota d’apprentis ou de jeunes en alternance, la présidente du Medef a également repoussé cette idée. «Nous ne pouvons plus accepter que le pouvoir exécutif, associé en cela au pouvoir législatif, soit dans une ingérence dans la politique des ressources humaines des entreprises, avertit-elle sans rire. L’administration deviendrait le super-DRH des entreprises françaises.» Et dans le même mouvement, Laurence Parisot prône le rétablissement du «zéro charge pour toute embauche dans une TPE».
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