Saint-Maximin : La mobilisation ne faiblit pas au lycée Janetti
Paru le vendredi 29 janvier 2010 dans Var Matin
Personnels, parents d'élèves et lycéens ont,
une nouvelle fois, manifesté devant le lycée contre la suppression de postes de surveillants.
« On ne lâchera pas ! » Les personnels du lycée Maurice-Janetti sont plus que jamais déterminés. Suite à la rencontre infructueuse des représentants syndicaux et de fédérations de parents avec
l'inspecteur d'académie, un nouveau préavis de grève avait été déposé, hier. Et le mouvement engagé pour lutter contre la suppression de 2,5 postes de surveillant à compter du 5 février ne
faiblit pas. « Toute la communauté éducative fait front. Pour preuve, 70 % du personnel sont en grève aujourd'hui (hier, NDLR) d'après l'administration », notent Valérie Hible, élue CGT
Educ'action au conseil d'administration et Quentin Dauphiné (Fédération syndicale unitaire).
Bras de fer
Depuis le début de l'année et l'annonce par le Rectorat de la suppression de ces postes pour « raisons budgétaires », la colère gronde. Aux enseignants et fédérations de parents d'élèves, se sont ajoutés des lycéens, en début de semaine.
Au coeur de ce bras de fer : le sort de cinq surveillants de vie scolaire dont les contrats ne seraient pas renouvelés pour quatre d'entre eux, le cinquième passerait d'un temps plein à un mi-temps.
« Humainement, c'est lamentable. Ce sont des jeunes étudiants qui vont se retrouver sans moyens à cause d'une décision arbitraire que rien ne justifie. Et qui intervient en cours d'année. » Olivier Gérard, surveillant de vie scolaire, et ses homologues dénoncent, également, une défaillance à venir dans l'encadrement des élèves.
Pas d'aide aux devoirs possible
« Il n'y a pas de règle ou de quotas établis pour dire tant de surveillants pour tant d'élèves. Mais actuellement nous sommes huit pour environ 1 200, si on en supprime 4, forcément cela va avoir des répercussions. Actuellement, nous nous concentrons sur les contrôles des absences et la surveillance. Nous n'avons pas les moyens de remplir notre mission d'aide aux devoirs ou de montage de projets. »
Tous mettent en avant les problèmes de sécurité qui pourraient également voir le jour : « Pour encadrer les jeunes, il faut des personnes. Pas des portiques. On n'est pas plus à l'abri ici qu'ailleurs d'un incident. Mais on dirait toujours qu'il faut qu'un drame se produise dans un établissement pour qu'il se passe quelque chose. En tout état de cause, ici, c'est un retour en arrière ».
« Nos revendications portent sur des besoins légitimes. Même l'inspecteur d'académie a admis qu'il y avait une certaine incohérence. Mais les finances prennent le pas... »
/image%2F0551212%2F20170620%2Fob_74cedc_bandeau-pcf.jpg)