Rythmes scolaires : Vincent Peillon accepte de revoir sa copie
Rédaction Web
13 Novembre, 2012
La table ronde, réclamée hier par trois syndicats, a été acceptée par le ministre de l'Éducation, a indiqué un représentant syndical à l'issue de six
heures de discussions dans la nuit de lundi à mardi, estimant que sur ce dossier "tout reste à faire".
"Le ministre accepte de réunir une table ronde de tous les acteurs parties prenantes de ce dossier, les représentants des collectivités locales, les familles
et les enseignants, et il était temps", a expliqué Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire. Une telle table ronde avait été demandée lundi au
ministre dans une lettre co-signée par le SNUipp-FSU, le SE-Unsa et la Sgen-CFDT, [1] avant une rencontre entre le
ministre et les syndicats de l'Éducation.
"Le ministre remet au placard le premier scénario que nous avions jugé inacceptable et qui s'apparentait à du bricolage", a déclaré
Sébastien Sihr, faisant référence à une proposition d'une journée de 5h30 en classe dont une demi-heure d'aide aux devoirs. "Maintenant, tout reste à faire", a-t-il estimé, réclamant "un
allégement significatif de la journée de classe", ainsi que des activités culturelles, sportives et artistiques "de qualité" pour les élèves, avec une garantie d'égalité entre les enfants
des différentes communes.
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Il reste également à discuter d'une compensation financière pour les enseignants, pour qui travailler en plus le mercredi matin
représenterait des frais supplémentaires de transport et de garde d'enfants, et dont les salaires sont par ailleurs "particulièrement bas par rapport à leurs homologues européens".
Le ministre, qui prépare une loi de refondation de l'Ecole [3] après une concertation de deux mois et un
rapport, a reçu les syndicats lundi, après avoir déjà discuté avec eux à la mi-octobre. La réforme des rythmes ne passera toutefois pas par la loi. Auparavant, le ministre a reçu les
représentants des collectivités locales, qui sont concernées par la réforme des rythmes car elles organisent les activités péri-scolaires et les transports scolaires. Il a demandé aux
maires de prendre en charge "trois heures par semaine" pour les activités périscolaires, au lieu d'"une heure et demie" précédemment proposée, a dit lundi soir Pierre-Yves Jardel, chargé
de l'éducation à l'Association des maires de France (AMF).
Selon le gouvernement, la rentrée 2013 devrait voir le retour de la semaine de 4,5 jours dans le primaire (avec trois heures le mercredi matin), une nouvelle
organisation de la journée entre temps scolaire et temps éducatif, les devoirs faits à l'école, et aucun enfant laissé dehors avant 16h30. Cette réforme est motivée par le constat que les
écoliers français ont une année scolaire trop concentrée et chargée peu propices aux apprentissages.
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Lire aussi :
Rythmes scolaires : vrai débat ou écran de fumée ?
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Tous les élèves peuvent-ils réussir à l’école ? [5]
Rythmes scolaires : lettre intersyndicale au Ministre (SE-Unsa, Sgen-CFDT, Snuipp-FSU) [6]
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À consulter :
Notre dossier sur la réforme des rythmes scolaires [7]
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