Retraites : les syndicats battent le rappel
Les huit organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unsa) appellent à une nouvelle journée de grève et manifestations, jeudi à 10 h à Toulon (place de la Liberté) et à 10 h 30 à Draguignan (devant la sous-préfecture). L'intersyndicale est rejointe par les étudiants de l'Unef pour ce troisième temps fort de la rentrée sociale.
Les précédents
Le 7 septembre, entre 10 000 et 22 000 manifestants (de source policière ou syndicale) avaient battu le pavé à Toulon, 2 500 à Draguignan. Le 15 septembre, jour du vote de la réforme des retraites à l'Assemblée, plusieurs centaines de Varois avaient encore manifesté à Toulon et dans le département.
La mobilisation
Selon les syndicats, la manif de jeudi est l'occasion de renforcer la mobilisation « pour obtenir le retrait du projet et ouvrir de vraies négociations afin de pérenniser notre système par répartition, de manière juste et solidaire ». Les appels à la grève seraient plus nombreux que pour la journée du 7 septembre, selon les leaders syndicaux varois.
« Les chiffres de la participation sont importants mais ne font pas tout. On sait que de nombreux manifestants n'ont pu venir à Toulon le 7 parce que la ville était bloquée, comme devant la porte Castigneau de l'arsenal », a relevé hier le représentant de l'Union syndicale Solidaires.
« Chaque organisation a fait ses propositions. Il est important de faire l'union sur ce point car des tas d'idées tiennent la route », a glissé un représentant de l'Unsa Santé.
L'enjeu selon les syndicats
Maintenir la pression. « Rien n'est joué malgré ce que veut faire croire le gouvernement. Le vote des députés ressemble à un passage en force qui démontre un non-respect de la démocratie sociale », a déclaré le secrétaire de la CGT.
Dans le public comme dans le privé, « en multipliant les initiatives et les prises de parole, les salariés font savoir qu'ils ne veulent pas de la réforme et qu'ils sont prêts à en découdre. La question se pose d'une grève générale jusqu'au retrait définitif de la réforme. »
Vers la grève générale ?
À Paris comme à Toulon, au sein des organisations, les avis sont divisés sur la suite à donner au mouvement : reconduction d'une journée d'action (le projet de loi passe au Sénat à partir du 4 octobre) ou grève générale. « Nous sommes là pour rassembler et non diviser, a dit un syndicaliste de la FSU. Je pense aux salariés payés 900 euros qui ne peuvent se permettre un long conflit. Il est de notre responsabilité de fournir des cadres d'action qui n'empiètent pas leur revenu. »À l'échelle nationale, les leaders syndicaux se réuniront le 24 septembre. Le durcissement du mouvement sera au coeur des débats.
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