Renault met sa menace de fermeture d'usines sur la table des négociations
Rédaction Web
22 Janvier, 2013
Le constructeur automobile français précise sa politique de chantage à l'emploi. Selon des délégués syndicaux qui s'exprimaient à l'issue d'une
nouvelle réunion avec la direction, ce mardi, Renault menace de fermer deux sites en France, si aucun accord de compétitivité n'était trouvé avec les organisations
syndicales.
"La direction nous a prévenus: si vous ne signez pas, il se pourrait que deux sites ferment", a indiqué Laurent Smolnik, délégué central FO, selon qui la
direction n'a pas précisé quels sites pourraient être touchés. Des délégués CGT et CFE-CGC ont confirmé ces propos. Jusqu'à présent, depuis le début des discussions sur la compétitivité [1], Renault conditionnait la
"non fermeture de site" à la signature de l'accord par au moins 30% des syndicats représentatifs. "Aujourd'hui, elle nous a répondu que s'il n'y a pas d'accord, c'est au minimum
deux sites qui fermeraient", a ajouté Dominique Chauvin, délégué central CFE-CGC. "Elle a aussi parlé du non engagement d'affectations de produits pour l'instant prévus en
France", a-t-il dit.
"Flins est en première ligne, et pour des gammes normalement prévues en 2014 pour Douai par exemple, la direction pourrait très bien envisager de les
expatrier. Le plus dur c'est de concevoir le produit. Après, quand on l'a industrialisé, on peut déplacer les moyens. C'est malheureusement la réalité des faits", a-t-il souligné.
La direction égrène depuis des semaines ses propositions pour gagner en compétitivité dans ses sites français. Elle prévoit notamment la suppression de 8 260 postes [2] d'ici fin 2016,
une "harmonisation" du temps de travail, [3]
et un gel des salaires pour 2013.
Les négociations entre la direction et les syndicats du constructeur automobile Renault ne doivent pas "s'apparenter à du chantage", a déclaré mardi
l'entourage du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. "Les discussions qui sont en cours actuellement chez Renault doivent évidemment respecter le dialogue social et donc
la méthode des négociations et, en aucun cas, ne s'apparenter à du chantage", a-t-on déclaré de même source.
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allonger le temps de travail [1]
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[3]
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