« Un élément de justice sociale, un facteur positif pour l’économie » JEAN-MARC CANON, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’UGFF-CGT.
« Les salaires et le pouvoir d’achat constituent un enjeu essentiel et incontournable. Comme leurs collègues du privé, les agents de la fonction publique en font, à raison, une priorité. Alors que, pour s’en tenir à deux exemples, le salaire minimum de la fonction publique court après le smic depuis des années et que les cadres recrutés en moyenne à bac+4 et bac+5, ne le sont plus qu’à 18 % au-dessus du smic, le gel de la valeur du point d’indice en 2011, 2012, voire 2013 aurait des conséquences catastrophiques. Pour la CGT, l’heure est donc plus que jamais à la mobilisation. D’autant que, en même temps qu’un élément majeur de justice sociale, l’augmentation des salaires des personnels de la fonction publique constitue un facteur positif pour l’économie : les 5 millions d’agents sont aussi des consommateurs et leur pouvoir d’achat, un moteur déterminant dans une croissance pérenne. La journée d’action unitaire du 31 mai s’inscrit résolument dans la construction du rapport de forces indispensable pour obtenir satisfaction sur nos légitimes exigences. »
« L’attractivité de la fonction publique en jeu » BRIGITTE JUMEL, SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE L’UFFA-CFDT.
« Pour la CFDT fonction publique, il est indispensable de remettre les mesures collectives au coeur du dispositif de rémunérations des fonctionnaires et des agents publics. Ces mesures collectives portent sur la valeur du point, tout d’abord. Mais l’augmentation de la valeur du point, s’il s’agit d’un élément central, doit impérativement être complétée par un travail de refonte de la grille de rémunération. Car c’est aussi là que se joue, outre la reconnaissance des carrières et des compétences des agents, l’attractivité de la fonction publique. »
« Nous défendons des mesures communes à tous » BERNADETTE GROISON, SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE LA FSU.
« Aujourd’hui, le pouvoir d’achat est une préoccupation majeure de tous les salariés, y compris de ceux de la fonction publique. Face à la politique d’individualisation menée au détriment des plus jeunes et des femmes, la FSU défend des mesures communes à tous : évolution du point d’indice avec les prix, rattrapage des pertes, reconstruction de la grille pour reconnaître l’évolution des qualifi cations, augmentation pour tous de 200 euros et un salaire mensuel minimum à 1 600 euros net. »
« Une baisse historique ! » VINCENT HACQUIN, PRÉSIDENT DES FONCTIONS PUBLIQUES CGC.
« Depuis 2000, la baisse du pouvoir d’achat des agents de l’État a dépassé 10 % et avec les années blanches annoncées, 4 % d’ici à fi n 2012. C’est une baisse historique ! De plus, les salaires d’entrées et de sorties ont baissé d’autant, et les plus bas salaires et le haut de la grille sont dans un rapport de 1 à 2,5 en lieu et place d’un rapport de 1 à 5 d’origine. En conséquence, les FP-CGC demandent en cette période de reprise de l’infl ation une véritable négociation lors d’une nouvelle rencontre avec le ministre. »
« Un gel inacceptable » ANNE BALTAZAR, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION FO DES FONCTIONNAIRES.
« Le salaire des fonctionnaires est composé d’une part statutaire, liée au point d’indice, et d’une part indemnitaire. Aujourd’hui, le gouvernement décide de geler le point d’indice pour deux ans, voire trois – du jamais-vu ! Cela n’est pas acceptable d’autant que la hausse des prix est annoncée à hauteur d’au moins 2 % pour 2011. Ce n’est pas acceptable non plus si l’on considère que le gouvernement, en affaiblissant délibérément la part indiciaire de la rémunération, tente de faire accepter son évolution vers davantage d’individualisation, au travers de primes au mérite, d’intéressement… À FO, nous le contestons, et nous revendiquons l’augmentation générale des salaires par l’augmentation du point d’indice. »
« Des discours mensongers » JEAN-MICHEL NATHANSON (NOTRE PHOTO) ET THI TRINH LESCURE, SOLIDAIRES FONCTION PUBLIQUE.
« Le gouvernement affi rme que, depuis 2007, les fonctionnaires ont enregistré une hausse de leur pouvoir d’achat supérieure à 10 %. Mensonges ! Pour Solidaires, doivent être instaurés des mesures de rattrapage compensant les pertes de rémunération sur dix ans et une progression de la valeur du point d’indice permettant au minimum de compenser l’infl ation réelle, un abondement immédiat du nombre et de la valeur du point d’indice, l’amélioration des carrières (mise en place de carrières linéaires revalorisées, augmentation des volumes des promotions, création du 8e échelon du dernier grade pour tous les agents C et mise à niveau des débuts des grilles C et B impactés par la hausse du smic), une revalorisation des régimes indemnitaires. L’amélioration du pouvoir d’achat reste une revendication centrale de l’ensemble des salariés, et Solidaires se tient à leurs côtés dans les luttes qu’ils mènent. »
« La négociation sur la valeur du point est incontournable » BERNARD SAGEZ, COORDONNATEUR INTERFON CCFP CFTC.
« La CFTC réclame de négocier la partie salaire des fonctionnaires selon deux schémas bien distincts : – les éléments qui concourent au maintien du pouvoir d’achat. C’est indissociable de l’évolution du taux d’infl ation et donc d’une négociation sur la valeur du point ; – des éléments qui concourent à la progression du pouvoir d’achat et cela se rapporte à des progressions de carrière, des affectations de postes, des heures supplémentaires faites, des formations qualifi antes. Le gouvernement, en mélangeant ces deux notions, donne une image confuse en faisant croire à la population que les fonctionnaires bénéfi cient d’augmentations globales individuelles. La CFTC conteste l’analyse et souhaite négocier sous ces deux thématiques. La négociation sur la valeur du point est donc incontournable. »
« Un appauvrissement des agents » ÉLISABETH DAVID, SECRÉTAIRE GÉNÉRALE UNSA FONCTION PUBLIQUE.
« La mobilisation du 31 mai 2011 est un moment important pour rappeler nos exigences salariales dans la fonction publique. Le gouvernement a beau enchaîner les provocations en annonçant que 2010 aura été une année de renforcement du pouvoir d’achat des fonctionnaires, personne n’est dupe. Surtout pas les fonctionnaires qui ont vu leur pouvoir d’achat baisser de plus de 10 % en dix ans. Qui peut croire que, face à une infl ation qui progresse fortement depuis deux ans, le gel du point d’indice, en 2011 et 2012, ne constitue pas un appauvrissement des agents de la fonction publique ? Il impacte aussi négativement les rémunérations des agents contractuels, leurs salaires étant, le plus souvent, uniquement indexés sur le point d’indice. Il faut une vraie négociation salariale qui permettrait en particulier des mesures de rattrapage et une revalorisation de toutes les grilles indiciaires. »
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