Proportionnelle : premier reniement en rase campagne de Nicolas Sarkozy
Rédaction Web
21 Février, 2012
En visite à Rungis puis chez Asltom en Charente-Maritime ce mardi matin, le président en campagne comptait vanter ses mérites en matière d'emploi.
Mais il a surtout dû s'expliquer sur la dose de proportionnelle aux législatives, renvoyées aux calendes grecques, sur son intervention dans le dossier Borloo-Véolia et sur le site
d'ArcelorMittal de Florange en lutte, pour la sauvegarde duquel il ne s'est pas engagé. Revue de ses premiers reniements de campagne
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Proportionnelle aux législatives: "Ce n'était pas pour les élections à venir"
Selon des propos rapporté par lemonde.fr
[1], Nicolas Sarkozy aurait déclaré en marge de son déplacement surprise à Rungis, ce mardi matin: "Quand j'ai parlé de cela, ce n'était pas
pour les élections à venir. Ceux qui évoquent l'hypothèse d'un changement pour les prochaines élections ne sont pas autorisés à à le faire, c'est une
stupidité."
De fait, le groupe UMP à l'Assemblée a tué dans l'oeuf la proposition de loi de deux de ses membres, Richard Mallié et Philippe Meunier, visant à permettre,
dès juin, l'élection à la proportionnelle de 40 des 577 députés.
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Véolia: "De quelle affaire parle-t-on?"
Le président a nié toute intervention de sa part en vue de remplacer le PDG de Veolia Environnement par son ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo à la
tête du groupe. "Je ne sais pas de quelle affaire et de quoi on parle. Comme vous le savez, l'Etat n'a pas une action dans Veolia. Par conséquent, c'est une petite polémique, mais fort
heureusement, comme toujours, la vérité finira par l'emporter", a-t-il déclaré. "Je ne peux pas donner mon feu vert pour nommer un président dans une entreprise dont l'Etat n'a pas une
action", a ajouté le chef de l'Etat.
Manque de chance pour lui, l'Etat possède bien un levier au sein du conseil d'administration de Véolia, via la Caisse des dépôts(CDC). Le groupe public est
le premier actionnaire institutionnel de Veolia avec 9,5%, selon le site internet du groupe spécialisé dans le traitement de l'eau et des déchets. Le Groupe Industriel Marcel Dassault
(5,9% du capital), Groupama (5,7%) et EDF (3,9%) sont eux aussi des actionnaires de poids de la société.
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Florange: "En 2012, on fera tout pour que (le site) ouvre"
"Entre ce matin et ici, j'ai eu les dirigeants d'ArcelorMittal pour parler de Florange, on aura l'occasion d'en reparler. Moi je ne veux pas que Florange
meure. Alors bien sûr il y a la crise et il y a moins de demande d'acier, mais je pense en cette année 2012 qu'on fera tout pour que Florange rouvre", a-t-il dit.
Les salariés du site lorrain se sont montrés dubitatifs vis-à-vis de cette annonce. "Ce sont des paroles, encore des paroles. On veut bien qu'il revienne sur
le sujet, mais avec des éléments concrets", a dit à Reuters Frédéric Weber, de la CFDT, au nom de l'intersyndicale. Nicolas Sarkozy avait promis en 2008 d'empêcher, au besoin
par l'injection de fonds publics, la fermeture d'une partie de l'activité d'un autre site de la même société à Gandrange (Moselle), mais cette promesse n'a pas été tenue et les
installations ont bien été fermées.
Les syndicalistes poursuivaient mardi l'occupation du bâtiment de la direction à Florange et envisagent d'autres actions d'ici jeudi et un comité central
d'entreprise à Paris. Environ 5.000 personnes, en comptant les sous-traitants et les intérimaires, travaillent sur le site de Florange.
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