Projet de loi sur l'emploi : la CGT veut peser sur le débat à l'Assemblée nationale
Rédaction Web
26 Février, 2013
Le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a affirmé mardi que la CGT se trouvait "contrainte" d'engager un "bras de fer" contre le
projet de loi sur la sécurisation de l'emploi en organisant, avec d'autres syndicats, une journée d'action le 5 mars. Elle a aussi engagé "un travail auprès des parlementaires" pour
"décrypter ce projet de loi".
"Nous sommes contraints d'engager un bras de fer et engager la riposte pour que ce projet de loi tel qu'il est transmis aux députés n'aboutisse pas en
l'état", a affirmé Thierry Lepaon [1], lors d'un point de presse en marge d'un forum
préparatoire au 50e Congrès de la CGT qui aura lieu à Toulouse du 18 au 22 mars. "Nous souhaitons que cette mobilisation soit de nature à inverser la politique telle qu'elle est
voulue par le Medef et décidée par le gouvernement qui tourne véritablement le dos aux engagements qu'il avait pris devant les Français lors de la campagne électorale", a ajouté
le futur numéro un de la CGT. "La rupture telle qu'annoncée par le président de la République et voulue par les Français n'a pas de traduction concrète pour l'ensemble des salariés",
a-t-il jugé.
Toutefois, selon lui, la journée du 5 mars, veille de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi, n'est "pas du tout" dirigée contre le
gouvernement Ayrault, mais contre "la manière dont le gouvernement entend transcrire dans la loi un accord qui comporte des dangers graves et imminents pour les salariés [2]". Il s'est réjoui que d'autres forces sociales notamment "le syndicat des avocats de France et le syndicat de la magistrature aient pris position contre cet
accord".
Outre la mobilisation de rue, la CGT a aussi engagé "un travail auprès des parlementaires" pour "décrypter ce projet de loi", a souligné Thierry Lepaon. "Ils
sont sensibles à nos arguments. Nous voulons peser sur le débat à l'Assemblée nationale", a-t-il dit. Les députés de Front de Gauche ont décidé d'être "extrêmement
offensifs" et présenteront "plusieurs centaines d'amendements" contre ce projet de loi [3], a annoncé mardi leur chef de file, André Chassaigne.
Par ailleurs, d'autres sujets "préoccupants", liés notamment aux retraites et aux salaires, "seront au coeur de l'action, le 5 mars", a souligné le futur
numéro un de la CGT. "Il sagit de ne pas accepter une baisse supplémentaire du pouvoir d'achat". Alors que l'annonce d'une nouvelle hausse du chômage en janvier est
attendue ce mardi soir, Thierry Lepaon a estimé que certaines mesures du gouvernement sont "positives" - en référence notamment aux contrats de génération - mais "l'ensemble de la
stratégie du gouvernement est une stratégie d'adaptation aux contraintes budgétaires imposées par l'Europe, qui vise à accompagner des propositions du patronat et du Medef",
selon lui.
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