Pourquoi j'ai signé la pétition en solidarité avec le peuple grec
Rédaction Web
21 Février, 2012
"Défendre les Grecs, c’est défendre les Français", "les marchés financiers sont les grands coupables de la crise en Grèce", "nous sommes dans
un
combat commun avec nos amis grecs"... Le député PCF du Cher, Jean-Claude Sandrier, l'économiste Jean Gadrey ou le maire communiste et Front
de gauche d’Allonnes, Gilles Leproust ont,
comme vous tous (près de 8700 personnes), signé la pétition en solidarité avec la résistance grecque. Leurs témoignages.
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Jean-Claude Sandrier, député communiste du Cher
"Les députés communistes, républicains et du Parti de gauche ont tous signé la pétition de solidarité avec le peuple grec lancé par l’Humanité, qui
est une bonne et belle initiative. La situation est gravissime: on étrangle un peuple. à voir les témoignages à la télévision, à les lire dans l’Humanité, on ne sait comment les Grecs
vont vivre. Dans le même temps, des armateurs, des milliardaires, ne paient pas d’impôts et font la loi grâce à des hommes politiques à leur botte. La politique menée est humainement
inadmissible et dangereuse politiquement. Nul ne sait où cela peut conduire. Aujourd’hui, défendre le peuple grec, c’est défendre le peuple français. Il suffit de voir la règle d’or,
cette chape de plomb de l’austérité qu’ils veulent imposer. Le peuple grec n’est-il pas en train de servir de cobaye pour la mise au pas de tous les autres peuples européens ? Si la Grèce
se met à la botte de la finance, c’est toute l’Europe qui y passera. Face à une telle situation, il y a un devoir de résistance et d’humanité."
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Jean Gadrey, économiste
"Rien n’est plus stupide – et pas seulement inhumain – que cet argument :
« Les Grecs n’ont pas fait ce qu’il fallait, qu’ils payent leurs fautes. » S’il y
a bien
eu une gestion de classe des finances publiques dans ce pays, ce n’est pas plus « la faute aux Grecs » que celle du peuple français si les recettes de leur État sont passées, en
vingt ans, de 22 % à 17 % du PIB
du fait d’une semblable politique de classe.
En refusant ce qui s’impose – une intervention directe
de la BCE et l’annulation de la part illégitime de
la dette –, les dominants provoquent non seulement un désastre humain en Grèce pour une décennie ou plus, mais ils entraînent l’ensemble de l’UE dans une spirale récessive à très hauts
risques. Il faut désarmer les marchés financiers. Ils sont les grands coupables de la crise en Grèce et dans toute l’Europe. Il faut leur faire payer leurs fautes."
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Gilles Leproust, maire PCF et Front de gauche d'Allonnes (72)
"La Grèce aujourd’hui : demain la France. Nous sommes dans
un combat commun avec nos amis grecs. On voit dans notre pays les prémices de ce qui se passe
là-bas. Notre ville de 11 300 habitants, dans la banlieue du Mans, vit
la détérioration de la situation sociale,
voit ses financements se réduire. Engagée dans le réseau des villes hors
accord général sur le commerce et les services, Allonnes est très attachée au service public. C’est pourquoi à l’unanimité, les douze membres du bureau du conseil municipal, qu’ils soient
communistes, socialistes, Europe Écologie ou citoyens engagés,
ont signé la pétition de l’Humanité.
La politique menée est révoltante,
injuste, inefficace. Elle ne fera
qu’aggraver le sort de la Grèce."
>>> Signez la pétition [2]
-
À lire :
La Grèce mise sous tutelle par ses créanciers [3]
-
À consulter :Nos dossiers consacrés à la Grèce [4]et à l'austérité [5]
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