Perquisitions chez Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt
Rédaction Web
3 Juillet, 2012
Le bureau de la rue de Miromesnil mis à la disposition de Nicolas Sarkozy et son domicile du XVIe arrondissement de Paris ont été perquisitionnés ce
mardi par un juge chargé de l'affaire Bettencourt, et plus spécialement des origines douteuses du financement de la campagne présidentielle de 2007.
Une dizaine de policiers de la brigade financière accompagnaient le juge d'instruction bordelais Jean-Michel Gentil, a précisé à l'AFP une source proche de
l'enquête. Le juge s'intéresse à un éventuel financement politique illicite de la campagne présidentielle de 2007. Ces opérations ont été menées en l'absence de Nicolas Sarkozy, "parti
(lundi) en famille au Canada", a indiqué son avocat, Me Thierry Herzog, qui a assuré que ces perquisitions "se révèleront être (...) des actes inutiles". Lemonde.fr, qui a révélé ces
perquisitions avec France Inter, a également évoqué une perquisition au cabinet d'avocats dont M. Sarkozy était un associé.
Dans cette affaire, le juge Jean-Michel Gentil a mis en examen plusieurs personnes, dont l'ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Le juge
pourrait entendre prochainement Nicolas Sarkozy lui-même sur le financement de sa campagne présidentielle de 2007, son immunité en tant que président de la République ayant expiré le 15
juin au soir.
« J’ai vu des remises d’espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal. » Ces propos sont rapportés de l’infirmière de Liliane
Bettencourt par la juge Isabelle Prévost-Desprez. Plus globalement, les juges s’interrogent sur l’origine douteuse de certains fonds ayant servi au financement du candidat de la
droite en 2007 [1]. Un millier de documents vont être soigneusement étudiés pour retracer les dépenses, mais surtout les recettes déclarées par
Balladur-Sarkozy. Ce volet de l’enquête part de l’ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout. Elle a rapporté avoir été témoin de sommes versées en liquide à des personnalités
politiques venues spécialement à leur domicile. Parmi elles, Éric Woerth, trésorier de la campagne, mais aussi Nicolas Sarkozy. Elle aurait elle-même rassemblé 150 000 euros en liquide à
destination d’Eric Woerth.
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Lire aussiNotre dossier : comprendre l'Affaire Bettencourt
[2]Sarkozy se disculpe à coups d’agenda [3] -
Nicolas Sarkozy est également soupçonné d'avoir financé sa campagne avec des fonds libyens [5]
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