Interview de Pierre Dharréville Secrétaire du PCF 13, s’exprime sur la rentrée.
4 septembre 2010
Pierre Dharréville était hier à Martigues en réunion publique pour développer l’ambition industrielle du PCF 13 dans les Bouches-du-Rhône et en débattre. Ce soir, il ouvrira à 18h, l’assemblée de rentrée des communistes dans les jardins de la Fédération, rue de Lyon (15e). Il répond à nos questions sur les chantiers dans lesquels s’engagent les communistes du département.
La Marseillaise : Qu’entendez-vous par « ambition industrielle » ? Que dites-vous à ceux qui jugent que c’est une bataille d’arrière-garde ?
Pierre Dharréville : Il y a un grand fatalisme chez bon nombre de décideurs politiques qui cèdent aux logiques de renoncement. Ce n’est pas notre cas. Nous avons lancé un appel pour une ambition industrielle durable dans les Bouches-du-Rhône. Dans leur recherche continuelle de profits, les grands groupes recourent de plus en plus aux délocalisations. Ces stratégies s’imposent à tous, au mépris de l’emploi et des territoires. Quand il s’agit d’industrie, il est question d’intérêt général, de la vie de nombreuses familles, on ne peut pas les laisser faire. Notre appel n’est pas sur la défensive, c’est le point de départ d’un projet à bâtir avec les syndicalistes, les salariés et la population
La Marseillaise : Où en êtes-vous sur la question des retraites ?
Pierre Dharréville : Déjà 6 000 signatures sur notre pétition ont été recueillies par les communistes du département durant l’été. Elle suscite dans la population une attention particulière car elle ne vient pas simplement en refus du projet du gouvernement, mais en soutien d’une proposition de loi des parlementaires du PCF et du PG. Elle incarne ainsi, une alternative à la fois viable et nécessaire. On ne reculera pas sur le droit à la retraite à 60 ans. Nous serons très mobilisés le 7, où nous poursuivrons la signature de la pétition. Et, dès octobre, nous lancerons des rencontres sur l’avenir de la protection sociale dans son ensemble.
La Marseillaise : Ce soir le PCF 13 tient son assemblée de rentrée. Il y sera aussi question d’école, de lutte contre la xénophobie…
Pierre Dharréville : Les déclarations nauséabondes au sommet de l’État, l’amalgame entre insécurité et immigration, le sort désastreux fait am Roms, tout cela est inacceptable. Le gouvernement cherche à se dédouaner sur les étrangers Pour se protéger lui et ses amis du mécontentement populaire. Si j’ose dire, entre Liliane Bettencourt et les Roms notre choix est fait. Demain, nous arborerons dans les rassemblements un autocollant signé « Liberté Égalité Fraternité : Ma France », pour une France bien ancrée dans les valeurs révolutionnaires et qui s’y tient.
Quant à l’école, c’est un champ de ruines. Face aux réductions de postes, au fléau de l’échec scolaire, aux mauvaises nouvelles pour la pédagogie, nous décidons d’engager une campagne d’ampleur pour mobiliser sur la question et échanger avec les premiers concernés.
Nous nous engageons donc sur beaucoup de chantiers mais nous ne protestons pas pour la forme. Nous travaillons pour l’avenir mais aussi pour des victoires immédiates. En somme, on rentre en combat pour la gagne !
Propos recueillis par Léo Purrguette (La Marseillaise, le 3 septembre 2010)
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