Les électrices et les électeurs de Martinique et de Guyane ont tranché : il n’y aura pas d’évolution institutionnelle dans ces deux DOM, même si une prochaine consultation, en janvier, portera sur le regroupement des assemblées régionales et départementales.
La question institutionnelle a sans doute paru bien éloignée des reprises qu’il convient d’apporter à la crise sociale qui affecte durement ces territoires.
De plus, les partisans du NON ont mené campagne sur les dangers de l’adoption de cet article de la Constitution, en faisant appel à des réflexes de crainte et au chantage à la perte des acquis sociaux hérités de la départementalisation.
C’est sans doute la Martinique et la Guyane qui sont les perdants de cette consultation, quand la question des moyens d’un développement endogène est décisive. La réponse apportée par les populations à l’évolution institutionnelle ne solde pas la question de l’intervention de l’État en faveur de l’application des accords issus du mouvement social de début 2009. La question sociale reste entière et il convient d’y apporter les solutions.
Parti communiste français
Paris, le 11 janvier 2010.
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