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FEDERATION DU VAR DU

PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

 

ELECTION CANTONALE

Conférence de presse du Jeudi 2 décembre 2010

 

 

Nous vous remercions pour votre présence à notre conférence de presse.

 

Si le thème de celle-ci est bien « l’élection cantonale », il ne peut être déconnecté du contexte économique, social et politique de la période.

Et en regard de celui-ci nous affirmons que l’enjeu de cette élection de proximité par excellence dépasse largement le seul cadre du canton.

 

Et nous ne sommes donc pas sur une démarche qui viserait à le minimiser, car sur le fond, il s’agit d’une élection qui lie la proximité avec les choix des politiques locales, nationale et Européenne.

 

Cette élection est la dernière avant la présidentielle de 2012, elle sera l’occasion de porter dans les urnes ce que les mobilisations ont porté dans la rue.

 

Le contexte de crise du capitalisme dans laquelle est plongée la société ne peut être évincé de l’enjeu, tant les conséquences des choix politiques ont des répercutions directes sur le quotidien de chacun.

 

Ce n’est pas seulement en Grèce, en Espagne et au Portugal, mais partout en Europe que les gouvernements mettent en œuvre des politiques semblables pour faire payer aux salariés, aux populations les frais de la crise provoquée par la spéculation capitaliste !

 

Baisse des salaires, amputation dramatique des dépenses sociales, aggravation de l’injustice fiscale, casse des retraites et des systèmes solidaires de protection sociale, destruction des services publics, aggravation du chômage sont au menu des gouvernements et du FMI au service du MEDEF et de la grande finance (les banques, les entreprises du CAC 40, les actionnaires).

 

 L’ampleur du mouvement social de ces derniers mois en écho à l’aggravation de la crise systémique dont les ravages s’amplifient, porte l’exigence de réponses à la hauteur des enjeux.

 

Ce qui suppose de partir de l’expression des besoins des populations pour construire les réponses politiques en phase avec les exigences sociales et de société.

 

Les questions de la répartition des richesses et de la réforme de la fiscalité avec l’objectif de changement réel  dans le contrôle et la mobilisation de l’argent, dans les pouvoirs, dans les gestions, dans la relance d’une croissance nouvelle soucieuse des hommes et de leur environnement sont donc au cœur de ces élections.

 

Mener le débat et la campagne exclusivement sur les prérogatives du conseil général aboutirait indéniablement à gérer localement les choix de la politique nationale de la droite et au final à faire supporter par les familles les désengagements de l’État et la nécessité d’accroissement des recettes pour répondre aux besoins actuels et nouveaux.

 

L’État qui ne compense pas intégralement les dispositifs de la décentralisation comme les personnels TOS ou de la DDE, ou encore ceux liés à la dépendance APA et handicap notamment, ou encore les dispositifs RMI/RSA place la collectivité départementale dans une situation financière qui risque de devenir inextricable rapidement avec la montée en puissance de tous les dispositifs.

 

Et en conséquence de ces choix de la politique nationale, ce sont toutes les collectivités qui risquent de se retrouver rapidement dans de grandes difficultés.

 

Comme le disait le président de l’association des départements de France à l’occasion de son congrès en Avignon, les transferts vers les départements pèsent pour 13 milliards d’euros et les compensations de l’État arrivent à peine à 7.5 milliards, il en manque donc 5.5.

 

Le département du Var se situant dans la moyenne nationale, il n’est nul besoin d’être devin pour comprendre les difficultés dans lesquelles il se trouve et pour lesquelles il fait payer l’essentiel de la facture aux communes et donc aux familles.

 

Il n’est pas besoin d’aller chercher des explications ailleurs, comme le fait le président du CG, il s’agit pour lui d’assumer le fait que c’est une majorité UMP qui gère le conseil général et qui met en œuvre les choix politiques de l’UMP du national au local.

 

D’ailleurs, la prochaine étape étant la suppression de la taxe professionnelle avec la fin de la compensation qui va encore aggraver la situation.

 

L’ensemble de ces mesures sont partie intégrantes de la philosophie qui a présidé à la réforme des collectivités territoriales qui sonne notamment la fin des départements et de la plupart des communes au profit des métropoles, des pôles métropolitains, avec des pouvoirs exorbitants  pour les préfets.

 

Cette dimension de la politique nationale s’inscrit dans un cadre beaucoup plus vaste de la volonté de la droite, au service du capitalisme, de transformer la société afin de lui permettre de rebondir sur sa propre crise.

 

Nous combattons cette réforme qui foule au pied la démocratie de proximité et qui va aggraver les conditions de vie de chaque concitoyen.

 

Nous comptons bien nous servir de cette élection cantonale pour mieux faire apprécier à la population la nocivité des choix politique mis en œuvre à Paris et dans le Var qui ne se situeraient pas en rupture avec les dogmes libéraux et ceux de leurs accompagnements.

 

De ce point de vue, les déclarations récentes de Ségolène Royale sur le capitalisme d’Etat et de Montebourg sur le capitalisme coopératif, montrent que tous les enseignements de la montée en puissance du mouvement social partout en Europe, pointant résolument le capitalisme comme l’adversaire de classe, n’ont pas été tiré.

 

La question de la sortie du traité de Lisbonne est une donnée incontournable pour donner les moyens à notre société de s’engager résolument dans un nouveau mode de développement avec des droits nouveaux pour les peuples et une réorientation de la BCE favorisant le crédit pour l’emploi, la formation, les droits sociaux dans une démarche de qualité environnementale.

 

Oui, nous considérons que ces questions qui peuvent paraître très éloignées de l’élection cantonale, en sont au contraire au cœur et qu’elles portent les réponses essentielles aux financements de choix politiques alternatifs au libéralisme.

C'est pourquoi, nous proposons de créer une dynamique d'union, une dynamique qui permette de développer les résultats de 2004 obtenus par les candidats communistes.

Quand à  proposer au PCF de seulement "partager"  les résultats de 2004 entre partenaires, ce serait de la politique politicienne sans aucune ambition, ce serait contraire aux intérêts des populations.

Il faut engager partout, et notamment dans les 8 autres cantons une véritable offensive de Fronts de luttes, de front à Gauche

Les résultats de 2004 sont les seuls à pouvoir servir de repère, même si le contexte a profondément évolué.

 

Mais il est à noter que sur 22 cantons renouvelables en 2004 les candidats communistes étaient présents dans 14 d’entre eux sans compter Toulon 9 et Fréjus ou les candidatures étaient de larges rassemblements de la gauche.

Sur ces 14 cantons les candidats communistes ont recueillis 17 344 voix sur les 248 914 inscrits et 142 751 exprimés ce qui représente 12.15%.

 

Cela montre bien la force de l’implantation communiste en lien avec l’activité de proximité et la pertinence des candidatures.

 

Nous avons l’ambition d’aller beaucoup plus loin et de jouer un rôle encore plus important en construisant avec les populations elles mêmes le sillon de l’alternative dans un projet partagé.

 

C’est pourquoi, les communistes varois sont engagés pleinement dans une démarche de rassemblement populaire sur des contenus réellement transformateurs pour construire un Front à gauche qui se donne comme ambition de battre la droite, de modifier significativement les rapports de force politique à gauche et d’engager la construction d’une alternative à gauche.

 

En ce sens nous proposons à l’ensemble des forces politiques, syndicales, associatives, citoyennes qui se reconnaissent dans cette démarche et sur des contenus de transformations radicales de construire ce Front à gauche dans le respect et l’identité de chacun pour gagner en efficacité d’une démarche de luttes dans un contexte d’affrontement majeur entre le travail et le capital et ou l’exigence de l’émergence d’une autre civilisation pointe chaque jour un peu plus, ce qui favorise la perception d’une nouvelle perspective d’avenir.

 

Oui, Il s’agit donc avec ce front à gauche de se doter de candidates et de candidats dans les 22 cantons qui une fois élus ne tourneront pas le dos aux intérêts populaires, qui agiront en toutes circonstances pour le respect de la démocratie, contre les souffrances, les inégalités, pour la ré industrialisation du département, qui feront des services publics et de la solidarité des axes fondateurs d’une politique publique au service de l’intérêt général, qui seront porteurs des exigences du mouvement social.

 

Les communistes sont dans l’action sociale et politique depuis 90 ans, ils n’ont jamais abandonné le combat du rassemblement majoritaire de toutes les victimes du capitalisme.

 

Nous pensons que nous sommes à un tournant de l’histoire de notre société, et plus que jamais les communistes sont prêts à engager sans attendre cette campagne électorale importante.

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Tag(s) : #Politique
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