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CONFERENCE DE PRESSE DU 29 NOVEMBRE 2011

LGV PACA

 

 

Le débat sur la LGV amène plusieurs questions

 

1.     Celle d’une politique de transports publics répondant aux besoins et aux enjeux

2.     Celle de la modernisation et de l’implantation d’infrastructures nouvelles

3.     Celle des financements

 

 

 

1.      concernant la politique de transports

 

La question des transports est omni présente dans le quotidien de chacun(e).

A elle seule elle représente un véritable enjeu pour la société, tant elle conditionne l’ensemble des activités humaines.

Il s’agit donc d’examiner les conditions du développement des transports publics répondant aux besoins des populations, des entreprises, des enjeux et défis environnementaux et de l’aménagement des territoires.

Dans ce cadre, nous réaffirmons le choix d’un pôle public national des transports redonnant aux entreprises nationales les moyens de leurs missions.

Dans le même état d’esprit, nous refusons toute privatisation des TER comme cela est concocté dans les couloirs de Matignon.

 

Dans le même temps, il est indispensable d’engager une véritable transformation des modes de transports.

 

Que ce soit pour les voyageurs, comme pour le fret, les infrastructures, les fréquences, la régularité, la fiabilité, la tarification, doivent être suffisamment attractifs pour engager une véritable révolution dans la culture des transports et permettre à toute la population d’avoir la liberté de se déplacer.

 

Pour cela quelques propositions :

 

Mise en place de plateformes multimodales est indispensable comme à Carnoules ou à Brignoles par exemple, mais aussi à Toulon, à Fréjus ou Draguignan.

 

La construction de parkings gratuits et sécurisés est indispensable sur des points stratégiques permettant de limiter au maximum l’utilisation de la voiture.

 

Engager un véritable maillage pour assurer des moyens de transports transversaux et permettre un développement économique et urbain harmonieux sur l’ensemble du département.

 

Décider de l’accès libre aux différents moyens de transports publics sur présentation d’une carte de gratuité pour l’ensemble de la population.

 

2.     Concernant la modernisation et les infrastructures nouvelles

 

18 000 camions circulent chaque jour sur l’A8, 2 millions de personnes effectuent chaque jour des trajets domicile-travail.

 

Cette réalité de PACA, personne ne peut la contester!

Développer une offre de transport public ferré ou en site propre est donc indispensable pour répondre aux besoins et lutter contre le réchauffement climatique.

 

La question de nouvelles infrastructures ferroviaires libérant des sillons sur le réseau existant et favorisant des modes de transports alternatifs à la voiture et au camion est incontournable sur toute la région et particulièrement dans le Var.

 

C’est un enjeu économique, social et environnemental répondant aux besoins de déplacements des populations et aux exigences du grenelle de l’environnement.

C’est dans ce cadre que doit se réaliser la LGV.

Il est urgent de continuer à moderniser le réseau ferré existant, ré ouvrir des lignes comme Carnoules Gardanne, les Arcs-Draguignan, ouvrir de nouvelles gares.

Aujourd’hui le conseil général du Var à majorité UMP n’a pas décidé de s’y engager ! Ce qui est préjudiciable aux populations concernées !

 

L’enjeu est de développer les infrastructures ferroviaires pour un maillage du territoire répondant aux besoins de transports des passagers et du fret. Le nombre de TER qui a déjà fortement augmenté depuis 1998, demande à être porté à un niveau plus important pour assurer aux quatre coins du Var l’accessibilité, la fréquence et la régularité que sont en droit d’attendre les populations.

 

Il s’agit aussi de diminuer fortement le nombre de voitures et de camions sur les routes, tout en assurant les conditions d’un développement économique harmonieux sur l’ensemble du département.

 

LGV ou pas, la question de l’implantation de nouvelles infrastructures ferroviaires se pose comme une question d’avenir pour le Var tant les réseaux ferrés et routiers sont déjà saturés, tant le besoin de développement économique des moyen et haut Var, est indispensable.

 

3.     Concernant les financements

Depuis 2002, date de la généralisation de la décentralisation du transport de voyageurs régional, les régions ont engagée un développement important des réseaux TER, les sauvant par la même du dogme de la privatisation.

Mais la politique de désengagement de l’État sur les grandes infrastructures accompagnée de la réforme de la fiscalité locale et du gel des dotations plongent les régions dans des difficultés croissantes.

L’enjeu est donc d’importance pour permettre un financement des besoins de services publics de transports sur les territoires en cohérence avec un véritable service public national assurant cohésion et équité, repoussant les inégalités et l’exclusion.

Les élus communistes formulent là aussi des propositions :

 

Revenir sur les délégations de service public, récupérant ainsi les bénéfices des entreprises, comme Véolia, pour les réorienter sur la réponse aux besoins des populations en matière de transport.

 

  1. Nationaliser les six sociétés d’autoroutes françaises et affecter les dividendes aux infrastructures transports : 8 milliards d’euros de chiffre d’affaire pour la seule année 2010

 

  1. Créer dès 2012 un versement transport régional pour un financement pérenne. Il s’agirait de prélever sur les entreprises, un taux régional de 0,3% sur les zones hors périmètre de transport urbain et un taux additionnel de 0,2% aux versements transports existants

 

  1. Créer un livret d’épargne populaire dédié au financement des infrastructures de transports à l’instar du livret A dédié au logement.

 

Concernant la LGV

Après des années d’études, d’investissement d’argent public, la droite départementale, Falco en tête et le ministre des transports du gouvernement FILLON ont fait le choix du tracé des métropoles, pour la ligne LGV. 

 

Ce choix est mauvais, tant en matière de développement que de coût !

Le choix le plus judicieux étant le couloir des nuisances existant, le long de l’autoroute A8.

 

Une partie de la population soucieuse du respect de l’environnement est opposée à la LGV.

Le débat doit de notre point de vue se poursuivre sur les questions des modes de transport alternatifs à la voiture et aux camions et en conséquence sur la modernisation des lignes existantes, les infrastructures nouvelles et donc leurs implantations?

Une partie de la droite départementale s’insurge contre le projet de LGV, mais pas pour les mêmes préoccupations !

 

Nous avons à faire à un jeu de dupe ! La droite se partage les rôles pour au final faire abandonner l’engagement de l’État dans l’investissement de nouvelles infrastructures ferroviaires qui devront de toute manière avoir lieu dans les années à venir.

 

Un désengagement de l’État pour mieux libéraliser le chemin de fer dans des partenariats publics / privé.

C’est le sens des déclarations de Falco à la presse départementale.

C’est le sens du vote intervenu le 16 novembre 2011 au parlement Européen, en faveur de l’éclatement du secteur ferroviaire en demandant à la commission Européenne de formuler une proposition législative pour la séparation totale de gestion de l’infrastructure et du trafic ferroviaire et pour la libéralisation du transport de passagers nationaux, avant la fin de l’année prochaine.

 

Les députés français de droite et socialistes ont voté pour, les députés verts se sont abstenus, les députés du Front de Gauche ont voté contre !

 

La population a tout intérêt à bien mesurer où sont ses intérêts, car l’investissement de l’État est un investissement national et solidaire.

A contrario, si l’État n’investit pas dans de nouvelles infrastructures de transports publics, l’on assisterait à une balkanisation du service public des transports où chaque territoire financerait ses propres services en fonction de ses richesses et non des besoins des populations.

Le patrimoine public serait alors vendu au secteur privé pour dégager les financements nécessaires aux investissements, avec les conséquences dramatiques que cela engendrerait sur les populations locales qui financeraient l’essentiel.

Cela n’est donc pas contre le principe d’infrastructures nouvelles sur lequel il s’agit de s’élever mais contre la pertinence des choix de la droite en matière de transport public.

En ce sens, nous condamnons la décision du préfet d’interrompre la concertation.

Cette décision est contraire aux règles élémentaires de la démocratie.

Le mécontentement existant ne peut être traité par le mépris, il s’agit d’engager un véritable processus de démocratie participative sur les choix politiques, les infrastructures et leurs implantations et les financements.

 

Nous profitons de cette conférence de presse pour dire notre surprise à la lecture de divers positionnements.

Entre les turpitudes de la droite et les déclarations d’EELV, C’est tout de, même du cocasse.

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Tag(s) : #Politique
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