Pays-basque : Aurore Martin va retrouver sa liberté
Rédaction Web
21 Décembre, 2012
Incarcérée depuis début novembre en Espagne, la militante basque française Aurore Martin va être remise en liberté, vraisemblablement samedi, par les
autorités espagnoles contre le versement d'une caution de 15 000 euros.
Selon son avocate, Amaia Recarte, Aurore Martin sera remise en liberté dès le paiement de la caution et avec la fixation d'un domicile en Espagne. "Les
banques sont fermées à cette heure-ci. Nous allons déposer l'argent demain (samedi) matin", a expliqué l'avocate. La justice espagnole a pris cette décision en estimant qu'il n'y avait
"pas de risque de fuite" de la militante, selon une décision de trois juges de l'Audience nationale, la plus haute instance pénale chargée notamment des affaires liées à l'ETA. Elle
devra, en outre, se présenter entre le premier et le cinq de chaque mois devant la justice. Toutefois, cette disposition ne l'oblige pas à vivre en Espagne, a expliqué Me Recarte.
Aurore Martin
[1], 33 ans, avait déjà déposé une première demande de remise en liberté devant la justice espagnole dans la foulée de son incarcération, début
novembre. Elle avait été rejetée par le juge qui l'avait incarcérée.
Aurore Martin a été arrêtée le 1er novembre dans les Pyrénées-Atlantiques puis remise aux autorités espagnoles en application du mandat d'arrêt européen émis
par Madrid, dont elle faisait l'objet depuis 2010. Madrid lui reproche d'avoir participé en Espagne à des réunions publiques comme membre de Batasuna. Ce parti, considéré comme le bras
politique de l'organisation séparatiste basque ETA, est interdit de l'autre côté des Pyrénées alors qu'il est légal en France. Son interpellation
avait suscité un tollé [2] notamment parmi les élus, y compris socialistes, du Pays basque.
"Sa libération est pour nous une très heureuse nouvelle, mais nous dénonçons cette caution qui s’apparente à une rançon de la part de l’Etat espagnol. Nous
voulons remercier toutes les personnes qui se sont mobilisées pour dénoncer l'arrestation et l'incarcération d'Aurore", a réagi Batasuna dans un communiqué diffusé à Bayonne. Le
gouvernement a démenti toute intervention dans ce dossier, alors que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a été la cible de critiques [3] de la part des soutiens
de la militante et de personnalités de gauche, qui le soupçonnaient d'avoir donné son feu vert à l'opération.
Le généticien et président de l'université Paris-Descartes, Axel Kahn a réagir sur Twitter :
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