Nicolas Sarkozy : après le Karcher et le Taser... le fusil à pompe
Rédaction Web
8 Décembre, 2011
Le chef de l'Etat a promis aux responsables des forces de sécurité des Bouches-du-Rhône de doter les brigades anticriminalité (Bac) de fusils à
pompe. Selon des syndicalistes de la police présents, Nicolas Sarkozy aurait fait cette promesse en marge de sa visite au policier grièvement blessé lors d'une fusillade avec des
malfaiteurs à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Le policier est décédé ce jeudi matin, alors que le président était à son chevet.
Les Bacs de Bouches du Rhône devraient ainsi recevoir un fusil à pompe par équipe, soit 150 en tout. Cette mesure serait ensuite étendue au reste de
la France, ont rapporté les mêmes sources. Selon un syndicaliste, Nicolas Sarkozy a aussi promis une étude avec les constructeurs automobiles sur le renforcement des pare-brise des
véhicules de patrouille.
Mais pas de gel de la réduction des effectifs
Le fusil à pompe, "c'est important pour la sécurité des policiers parce que c'est dissuasif", a expliqué à Reuters David-Olivier Reverdy, délégué
régional du syndicat Alliance police nationale. "Mais on ne se focalise pas que sur les fusils à pompe. On a aussi demandé le gel de la réduction des effectifs au ministère de l'Intérieur
et le recentrage des activités des policiers sur leur coeur de métier", a-t-il ajouté.
Echec de la politique sécuritaire de Sarkozy
Après le Karcher, puis le taser, Nicolas Sarkozy se fait le héraut du fusil à pompe. Par cette annonce encore officieuse, il tente de donner le
change avec des annonces de plus en plus spectaculaires. Mais derrière l'écran de fumée, le bilan de la politique en matière de sécurité de Nicolas Sarkozy est calamiteux. Marseille en
est l'exemple le plus terrible. Après des années de baisse d'effectifs dues à la Révision générale des politiques publiques voulue par le chef de l'Etat, les règlements de compte
sanglants à répétition ont poussé le gouvernement à y envoyer des renforts prélevés ailleurs sans toucher au dogme du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Un préfet proche du
ministre Claude Guénat y a même été envoyé. Mais la violence n'a pas décrue.
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