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Monde arabe : la répression et la contestation ne faiblissent pas
21 Mars, 2011
Voici les derniers développements au Moyen-Orient et au Maghreb, où une vague de contestation sociale et politique sans précédent est réprimée par des régimes autoritaires.
- Yémen. Des dizaines d'officiers yéménites ont annoncé leur ralliement en masse à la contestation contre le président Ali Abdallah Saleh et des chars ont été déployés lundi à des endroits stratégiques de Sanaa. En outre, le principal chef tribal, cheikh Sadek al-Ahmar, a demandé au président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, de se retirer, joignant sa voix à celles de dignitaires traditionnels et religieux, dont le rôle est déterminant dans ce pays pauvre de 24 millions d'habitants. Une foule de protestataires bravaient toujours dans le centre de la capitale yéménite une interdiction de manifester pour exiger le départ du président Saleh, de plus en plus isolé à la tête de l'unique république de la péninsule arabique. --> A lire : Au Yémen, Saleh réprime la révolte dans le sang [1]
- Syrie. L'armée syrienne s'est déployée lundi aux portes de Deraa, ville du sud du pays, où des milliers de personnes réclamant la liberté et protestant contre la corruption se sont rassemblées pour les funérailles d'un manifestant tué la veille par les forces de sécurité. Le bilan de la répression des manifestations quotidiennes qui ont débuté vendredi à Deraa s'élève à cinq morts et des dizaines de blessés.
- Bahreïn a annoncé avoir déjoué un complot contre sa sécurité, au moment où les relations avec l'Iran de ce petit royaume du Golfe soutenu par l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis s'enveniment. Et cette tension met en relief l'enjeu stratégique de cet archipel, où la dynastie des Al-Khalifa est contestée par une opposition dominée par des chiites, qui forment la majorité de la population autochtone. "Le royaume de Bahreïn a mis en échec un complot étranger qui était fomenté depuis au moins vingt ou trente ans", a annoncé le roi Hamad ben Issa Al Khalifa, dans des propos rapportés par l'agence officielle. Au moins 12 manifestants ont été tués depuis le début de la contestation à la mi-février. --> A lire : Les militaires du Golfe envahissent Bahreïn [2]
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Algérie. Quelque 300 manifestants ont manifesté dimanche devant la présidence à Alger pour demander un emploi, des
contrats de longue durée, l'intégration dans l'Education nationale, des réformes ou encore une aide pour ceux récemment rapatriés de Libye, ont constaté des journalistes. La
manifestation, organisée par le Collectif des chômeurs créé le mois dernier, devait initialement s'ébranler de la place des Martyrs dans le vieux centre d'Alger vers la présidence mais
une forte mobilisation policière a conduit les participants à rejoindre séparément la présidence. --> A lire : Les algériennes aussi disent « l’oppression, ça
suffit ! »
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- Egypte. Le référendum constitutionnel en Egypte est salué comme un exercice démocratique réussi et un succès pour le projet de l'armée de remettre rapidement le pouvoir aux civils, mais certains redoutent qu'il soit à terme détourné au profit des islamistes. Les résultats diffusés dimanche soir donnent une victoire écrasante (77,2%) aux partisans d'une révision constitutionnelle limitée, que l'armée juge suffisante pour organiser dans les six prochains mois des élections législatives et présidentielle. --> A lire : Le référendum constitutionnel ne fait pas recette [4]
- Maroc. Plusieurs milliers de Marocains ont manifesté dimanche [5], à Rabat et Casablanca notamment, pour réclamer davantage de démocratie et de justice sociale, malgré la récente annonce par le roi Mohammed VI de profondes réformes politiques.
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