Les parents occupent l’établissement
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Article paru dans La Marseillaise du vendredi 19 novembre 2010 |
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Mobilisation pour la mise en sécurité des abords de l’école de la Castellane.
L’affaire date de 2008 et aux services de la Ville, on ne sait toujours pas de qui relève la responsabilité du terrain…mais les
parents ont besoin d’une réponse et ils ont perdu patience.
Les diverses lettres adressées par l’association des parents d’élèves aux services de la Ville sont restées
mortes. Ils sont alors passés à l’action. Le 8 novembre, une cinquantaine d’entre eux a manifesté devant les écoles primaires et maternelles de leurs bambins avec cet avertissement : « Si nous
n’obtenons pas de réponse, le 18, nous occupons les locaux. » Aujourd’hui, ils ont tenu parole.
Leur demande est, de l’avis même des marins-pompiers et du commissaire de police du 16e arrondissement, «
absolument légitime ». Il exigent la mise en sécurité des abords de l’école. Avec notamment « une barrière avec accès pompiers à l’entrée du chemin côté Bernex et en enlevant le grillage
dangereux qui borde le passage ». Car des enfants ont déjà du être hospitalisés après être tombé sur les grillages ou la myriade de tessons de canette qui tapisse le chemin et les épaves de
voitures brûlées font office de terrain de jeux.
Au jeu de la patate chaude, les enfants trinquent
Or, le représentant de l’inspection académique explique : « Voyez avec la municipalité, nous n’intervenons que
sur le contenu scolaire. » De leur côté, les services de l’adjointe au maire à l’éducation, Danièle Casanova, renvoient sur Marseille Provence Métropole, arguant qu’il s’agit « d’une question non
intrinsèque à l’école mais d’aménagements extérieurs ». Mais la communauté urbaine assure : « Le terrain est municipal. » Comme il s’agit d’une colline, on tente le secrétariat de Laure Agnès
Caradec, adjointe au maire aux parcs et jardins. Qui regrette « ce site n’est pas affecté à notre délégation ». C’est donc vers André Malraix qu’il faudra se retourner, puisque tout terrain non
affecté finit à la direction du patrimoine...mais l’adjoint est indisponible.
Pour l’heure encore sans interlocuteur sur cette question de sécurité, les parents décident d'occuper l'école
toute la journée et donnent « jusqu’au 25 novembre aux élus pour réagir, sans quoi, nous bloqueront à nouveau les classes », précise Hacen Boukhelifa, porte-parole des parents, soutenus par le
député Henri Jibrayel qui veut « faire jouer le droit républicain de ces parents à être entendu de la Ville, au même titre que ceux des quartiers Sud ». Danièle Casanova accepte de recevoir les
parents, lundi à 11h, en mairie, « sur ce qui est du ressors de sa délégation ».
MYRIAM GUILLAUME
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