Maduro prête serment : "Je suivrai le chemin de la révolution"
Rédaction Web
9 Mars, 2013
Caracas, envoyée spéciale. Nicolas Maduro a prêté serment par deux fois. Le vice-président vénézuélien a été officiellement investi,
vendredi, président intérimaire jusqu’aux élections anticipées qui pourraient avoir lieu le 14 avril. Puis l’ancien ministre des Affaires étrangères s’est rendu devant la dépouille d’Hugo
Chavez pour prêter symboliquement serment devant le leader de la révolution bolivarienne, décédé mardi.
Quelques heures plus tôt, Nicolas Maduro, très troublé, avait déclaré devant une session extraordinaire boycottée par l’opposition, que « l’écharpe
officielle revenait à Hugo Chavez. Cette présidence revient à Hugo Chavez », a-t-il insisté. Il a d’ailleurs promis d’être un « un militant de la cause de Chavez », précurseur du
socialisme du 21ème et de « défendre et protéger le peuple ». « Je suivrai le chemin de la révolution et contribuerait à réaliser le rêve bolivarien », a-t-il juré devant l’assistance où
se trouvait plusieurs chefs d’Etat dont l’équatorien Rafael Correa. Lors de la cérémonie, Nicolas Maduro a annoncé que le ministre des sciences et des technologies, Jorge Arreza, occupera
désormais la fonction de vice-président. Cette investiture a d’ores et déjà été contestée par l’opposition de droite.
Les différences d’interprétation de la constitution concernant l’intérim de pouvoir ne sont pas nouvelles. Vendredi, le Tribunal suprême de justice a jugé
que celui-ci revenait à la vice-présidence et non au président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello. « Cette une faute constitutionnelle », a vilipendé, Henrique Capriles, dirigeant
de la Table d’Union démocratique (MUD), qui avait été battu par Chavez le 7 octobre lors de la présidentielle. « Je te le dis bien clairement Nicolas (Maduro), c’est le peuple qui se
chargera de juger », a-t-il lancé, revanchard, en martelant: « personne ne t’a élu ». Lors de sa conférence de presse, le gouverneur de l’Etat de Miranda a précisé que l’opposition allait
prendre les décisions qui s’imposent. Sans plus. Mais suffisamment pour alimenter des spéculations selon lesquelles la droite pourrait peut-être boycotter les élections. Ce qu’elle a déjà
fait par le passé dans une vaine tentative de discréditer la majorité chaviste. Le conseil national électoral devait, quant à lui, se réunir aujourd’hui afin de fixer la date officielle
de la présidentielle anticipée.
Cathy Ceïbe
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