Le ministre lance mercredi une campagne de recrutement dans l’Éducation nationale tout en maintenant la suppression de 16.000
postes. Extraits de l'entretien à paraître le dimanche 29 mai 2011.
Vous lancez une campagne de recrutement dans l’Éducation nationale, pourquoi?
L’objectif, c’est d’abord d’attirer les meilleurs talents. Ensuite, nous voulons rappeler que l’Éducation nationale, malgré les
restrictions budgétaires, reste aujourd’hui le premier recruteur de France. Nous embaucherons 17.000 personnes en 2011 dans des métiers très différents : 3.000 dans le premier degré, 8.600 dans
le second, des agents administratifs, du personnel de santé scolaire, des métiers extrêmement variés. Enfin, nous voulons, à travers cette campagne, rappeler que nous avons revalorisé le métier
d’enseignant. Nous avons augmenté la rémunération des jeunes profs de 10% en 2010 : 153 euros net par mois pour les certifiés, 259 euros pour les agrégés.
(...)
Lancer une campagne sur le recrutement au moment où vous supprimez 16.000 postes, n’est-ce pas contradictoire?
Justement, non. En 2007, Nicolas Sarkozy a expliqué que si on voulait revaloriser la Fonction publique, il fallait
moins de fonctionnaires mais mieux payés. Cette année, nous ne remplaçons pas 16.000 postes, mais nous allons chercher 17.000 jeunes talents. Il faut cesser les caricatures. On a l’impression
que l’Éducation nationale est laissée pour compte. Mais regardons autour de nous. En Angleterre, en Grèce ou au Portugal, des professeurs sont licenciés, leurs rémunérations
baissent.
Est-ce que vous revenez sur le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux?
Pas du tout. Il y a cette année 33.000 départs à la retraite : 16.000 ne seront pas remplacés, 17.000 donneront lieu à un
recrutement. Le Président ne m’a pas demandé de remettre en cause le non-remplacement d’un enseignant sur deux. La moitié des économies réalisées grâce à cette règle est réaffectée à la
revalorisation des profs. Depuis 2007, cela représente un milliard d’euros!
Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans les colonnes du Journal du Dimanche et sur leJDD.fr.
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