Communiqué de presse de Marie-Françoise Palloix
Conseillère Régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur
Conseillère des 6° & 8° arrondissements - 4ème Secteur de
Marseille
Marseille le 14 décembre 2009
A dix jours de Noël, les CRS délogent les salariés de l’Usine LEGRE-MANTE manu-militari !
Depuis plus de cinq mois, les salariés de cette usine se battent bec et ongle pour conserver leur outil de travail, pour pérenniser une usine qui a prouvé toute son utilité et sa faculté à générer une économie locale qui a fait vivre bon nombre de familles dans le quartier et sur Marseille.
On aurait pu penser qu’avec les belles paroles du Gouvernement et du représentant de l’Etat dans le département, suivies de manifestations en trompe l’œil (assises et états généraux de l’industrie) le déclin industriel n’était qu’un triste souvenir et qu’enfin après les paroles nous allions voir les ACTES !!!
Force est de constater que loin de ce bel effet d’annonce, tout n’est que vent et brouillard et cache L’INACTION et la volonté toujours bien présente de casse de l’Industrie sur tout le territoire français, accompagnées de mépris, d’arrogance et … des forces de l’ordre.
Je m’élève contre ces pratiques qui ne font pas grandir ceux et celles qui les pratiquent, qui ne valorisent pas les valeurs de la république d’égalité, de liberté, de solidarité et de fraternité et qui montrent une image détestable d’un gouvernement qui privilégie l’argent plutôt que les intérêts de ses concitoyens et qui ment effrontément à ceux qui souffrent et qui espèrent un GESTE !
La dignité de ces hommes et de ces familles est d’autant plus atteinte qu’ils revendiquent leur droit au travail, leur droit de vivre et de faire vivre leur famille et cette légitimité constitutionnelle est remise en cause en employant, comme pour des voyous et des malfrats, les CRS !
C’EST INACCEPTABLE !
Le département des Bouches-du-Rhône peut être classé comme département sinistré en matière de fermetures de sites industriels et de pertes d’emplois.
Il y a urgence à revitaliser l’industrie sur tout le territoire au risque de voir la crise (qui malheureusement n’est pas terminée pour le Monde du Travail) s’installer durablement.
LEGRE-MANTE fait partie de ces usines qui peuvent et doivent vivre si les volontés politiques lui en donnent les moyens et revitalisent ce site.
C’est l’avenir d’un quartier populaire de Marseille et cette usine fait partie intégrante de son patrimoine ouvrier et industriel.
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