Jacky Martel: "Sauvegarder la bonne bouffe et le bon boire"
Par Propos Recueillis Par G. Leva
Créé le 08/29/2012 - 07:14
La 384e Foire à la saucisse et au boudin se profile avec son programme alléchant.Avant de faire la fête et déguster les cochonnailles, Jacky Martel évoque
cette nouvelle édition
Il était surnommé le Juste. Les Valoises et Valois l'ont apprécié à sa valeur. En 1628, Louis XIII leur permit de sortir de la famine. Le roi les autorisa, par
lettre patente, à tuer le cochon et faire saucisse la première semaine de septembre.
Cet événement, qui se transforma au fil des siècles en tradition, a donné naissance à la Foire à la saucisse et au boudin. La 384e du nom se déroule ces samedi et
dimanche. La fête, à l'instar de la dégustation des produits de bouche et autres cochonnailles, sera donc amène pendant deux jours (voir le programme ci-dessous).
Ce retour dans le temps est orchestré par la Counfrarié Sant Antòni dóu pourquié. Quelques jours avant ce rendez-vous, le président de l'association, Jacky Martel,
a bien voulu répondre à nos questions.
Comment se présente cette nouvelle édition ?
Sur les chapeaux de roues. Et pas trop mal. Nous avons déjà pris des inscriptions pour le repas. Des Danois, des Allemands notamment viendront. Pour les
réservations, nous travaillons bien avec la Provence verte. L'année dernière, nous avons comptabilisé sept mille cinq cents visiteurs.
Quels seront les temps forts ?
Le baptême du Croustidou de Le Val se déroulera le samedi après-midi. On présentera ce produit, créé par un charcutier du village, une sorte de marmelade,
d'anchoïade de boudin. Il se déguste sur du pain grillé avec une pointe d'huile d'olive. Tout le monde les réclame. Les maîtres couteliers de la confrérie de Thiers reviendront pour cette
édition, deux ans après leur passage. Ils animeront un atelier de montage de couteaux. D'autre part, nous mettrons à l'honneur des confréries belges avec leur bière d'abbaye.
Quel esprit souhaitez-vous insuffler à ce rendez-vous ?
Il a pour but de promouvoir tous les produits du terroir et, en particulier, les cochonnailles. Nous nous battons pour que l'industrie alimentaire ne nous vole pas
ce que nos anciens ont mis des années à créer. Cette foire continue de sauvegarder la bonne bouffe et le bon boire.
Quels sont les ingrédients pour réussir une belle fête ?
Elle doit être populaire. Il faut créer une ambiance bon enfant. Tout le monde doit bien se sentir. Ainsi, les barrières sociales tombent.
Comptez-vous apporter, par la suite, des modifications au programme ?
Nous travaillons dès fin septembre à la future manifestation. Il faut un an de préparation. D'une édition à l'autre, ce n'est jamais la même chose. Les gens
reviennent parce que c'est nouveau. Autrement, à la fin, ça lasse. Nous sommes aussi très exigeants concernant le marché. Il est exclusivement réservé à tous les produits de bouche.
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