Le PCF avec les postiers du 2e arrondissement
Article paru dans La marseillaise du vendredi 31 décembre
2010
Rassemblement devant la préfecture pour le 85e jour de grève.
« Nous demandons au représentant de l’actionnaire unique de La Poste, c’est à dire l’État, de recevoir nos parlementaires et d’agir
pour l’ouverture de négociations », s’époumonait hier devant la préfecture, Lucien Martinez, membre de la direction du PCF 13.
Rassemblés pour le 85e jour de grève des postiers du 2e arrondissement, les communistes des Bouches-du-Rhône leur ont remis un
chèque de soutien de 2 600 euros.
Présents avec des élus communistes de Marseille et du département, les deux parlementaires PCF des Bouches-du-Rhône ont affirmé leur
solidarité avec les grévistes et devraient être prochainement reçus par le préfet.
« Une lutte pour tous les travailleurs précaires »
Pour la sénatrice Isabelle Pasquet « à La Poste, devenue une société anonyme, les conditions de travail se dégradent, la qualité du
service aussi. » Et d’ajouter : « Depuis 85 jours, les postiers du 2e arrondissement sont en grève contre la précarité, pour défendre l’emploi et le service public. Nous sommes, avec Michel
Vaxès, au moins autant déterminés qu’eux pour trouver une issue à travers laquelle chacun sorte gagnant. »
Le député PCF a estimé quant à lui que « cette lutte est la lutte pour tous les travailleurs précaires, contre ce mal profond qui
touche 850 000 personnes dans le secteur public et 3 millions dans le salariat tout entier. » Pour lui, « la droite et le patronat frappent d’un même poing pour donner moins au travail et
rémunérer plus le capital ».
« Cette précarité, résultat des logiques capitalistes qui enfoncent les salariés dans la crise, appelle en réponse un projet de
transformation sociale », affirmait-il.
« Nous gagnerons ! »
Pour finir, Alain Croce, délégué CGT des postiers du 2e a dit son indignation : « Nous sommes en grève depuis le 7 octobre sans
qu’aucune négociation ne s’ouvre à cause du refus de la direction. C’est du jamais vu ! » Depuis le remplacement d’une salariée en CDD par un intérimaire, qui avait mis le feu aux poudres, les
postiers en lutte ont découvert bien des cas similaires. « 143 intérimaires sont employés dans la distribution de courrier à Marseille, 150 dans le département. A Aubagne, des retraités sont même
rappelés ! », s’étranglait Alain Croce, en exigeant « des contrats stables et des retraites décentes ».
« 90% des embauches en 2009 sont en contrat précaire et la Caisse de dépôts et de consignations, qui entre au capital de La Poste,
demande des dizaine de milliers de suppressions d’emplois pour que l’entreprise soit plus rentable », a-t-il alerté. « Nous savons que nous pouvons compter sur la solidarité de tous, l’aide du
Secours populaire, du PCF, le soutien du comité des usagers et c’est pourquoi nous gagnerons ! », concluait-il.
LÉO PURGUETTE
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