Voilà maintenant deux semaines que l’actualité est gangrenée par des vagues successives de déclarations pour défendre tel artiste, tel ministre ou pour le pourfendre voire pour le descendre. Mais tout cela s’opère avec un goût amer d’instrumentalisation politique faisant peu de cas du fond des sujets traités.
Il y a près de quarante ans, le mouvement des femmes a dû engager une longue marche pour que le viol soit reconnu comme un crime, par le vote, seulement en 1980, d’une loi lui donnant enfin une définition permettant ainsi de le juger comme tel. Pendant combien d’années a-t-il fallu lutter pour que les violences contre les femmes sortent du « sacro saint » domaine privé pour devenir un sujet « politique », en l’occurrence un fléau que la société se devait de combattre. Combien d’années à travailler pour déculpabiliser les victimes, pour les aider à se reconstruire et porter la responsabilité sur les vrais coupables.
Aussi, à quelques jours du 17 octobre nous ne pouvons que dire à toutes celles et tous ceux qui veulent conquérir de nouveaux droits pour les femmes, qui veulent que l’égalité avance et qui sont farouchement opposés à tout recul dans les mentalités et dans la réalité : venez manifester samedi y compris pour dire votre refus de céder aux pressions idéologiques réactionnaires et machistes.(*)
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF participera à la manifestation pour le droit des femmes, samedi 17
octobre 2009 à partir de 14h15, place de la Bastille à Paris (23, boulevard Beaumarchais).
Parti Communiste Français
Paris, le 16 octobre
(*) Extrait de l’appel « le droit de dire non », signé par Elisabeth Ackerman, Gaëlle Abily, Martine Billard , Marie George Buffet, Laurence Cohen, Brigitte Dionnet, Colette Mo,
Christine Mendelsohn, Suzy Rojtman, Maya Surduts
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