
Le plan d'austérité sur cinq ans présenté par le gouvernement grec a été approuvé, par 155 voix sur 300, ce qui laisse penser que le programme sera définitivement adopté jeudi. Dans la rue, c’est la consternation.
La colère et le dégoût. C’est ce qui domine dans les rues d’Athènes. Depuis l’annonce des résultats du vote, la police
quadrille la ville, y compris à motos et en hélicoptères, et bombarde sans relâche les manifestants de bombes lacrymogènes. Notre envoyé spécial à Athènes rapporte qu’il y a beaucoup de
monde dans la rue, mais que la police fait tout pour éviter un rassemblement. Les manifestants sont donc dans les avenues autour du centre, dispersés en groupes, essayant d'accéder au
parlement, sans y parvenir.
Dans la rue, on crie au déni de démocratie. De nombreux slogans accusent le pouvoir d’être une nouvelle junte, pas mieux que
celle de 73.
Du côté des oligarques, on se frotte les mains. Merkel trouve que c’est une "nouvelle vraiment bonne". Le ministre des Finances grec Envangelos Venizelos se dit lui confiant pour la suite, que le vote du jour est la preuve du sérieux de la responsabilité de son pays. A 155 voix sur 300, le plan d’austérité est pourtant passé de justesse. D’autant qu’un député de la majorité a voté contre, il s’est fait exclure séance tenante de son groupe parlementaire... Un seul député de l’opposition s’est déclaré pour le plan. La majorité parlementaire est désormais réduite à 154 élus sur 300.
Une photographie prise cet après-midi par Fabien Perrier : les manifestants font ce qu'ils peuvent pour lutter contre les gaz lacrymogènes.
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Pour comprendre ces deux journées cruciales pour la Grèce :
Grèce : deux jours pour faire plier le parlement [2]
- A voir --> Le reportage photo de notre envoyé spécial à Athènes [3]
- Entretiens :
Avec Maria Karamessini, professeure d'économie à Athènes « Il est
d’abord nécessaire de renégocier la dette qui n’est pas soutenable »
[4]Avec Aleka Papariga, secrétaire nationale du KKE (Parti communiste
grec) : « Les privatisations ne rapporteront rien
» [5]
Avec Notis Marias, avocat : du Pasok au front progressiste [6]
- Analyses :
Grèce Pour l’euro, ça casse ou… ça casse [7]
Et si
les Grecs refusaient le racket de Bruxelles... [8]
Crise de la dette : Face au mur, l’UE
décide d’accélérer [9]
La vidéo
de soutien de Patrick Le Hyaric au peuple grec [10]
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