Le Front de gauche rassemble pour la Grèce
Humanité Quotidien
21 Mai, 2012
Aujourd’hui à 18h30 a lieu, devant l’Assemblée nationale à Paris, un rassemblement de solidarité en présence d’Alexis Tsipras, dirigeant de Syriza.
Le ministre allemand des Finances affirme, lui, que l’austérité est inévitable.
Aujourd’hui, sous l’égide du Parti de la gauche européenne, le Front de gauche accueillera en France Alexis Tsipras, président du groupe Syriza [1] à la Vouli, le
Parlement grec. Les porte-parole de ces formations rendront publiques, à cette occasion, leurs propositions pour une réorientation sociale, écologique et démocratique de l’Europe et
lanceront un appel à l’unité de toutes les forces disponibles pour agir en ce sens, en Europe.
Dans l’après-midi, une conférence de presse réunissant Alexis Tsipras, Pierre Laurent
[2], Jean-Luc Mélenchon [3] aura lieu à l’Assemblée nationale, en présence de Roland Muzeau et des député(e)s du
Front de gauche. À 18 h 30, un rassemblement public se tiendra devant l’Assemblée nationale, place Édouard-Herriot. Mardi, Alexis Tsipras quittera Paris pour Berlin, où
il doit s’entretenir avec Klaus Ernst et Gregor Gysi, coprésidents de Die Linke.
S’opposant aux recettes de la
rigueur prônées par l’Union européenne et imposées en Grèce depuis 2010 en échange des prêts internationaux, Syriza est arrivé deuxième
lors du scrutin du 6 mai [4] avec 16,8 % des voix, derrière la Nouvelle Démocratie (18,9 %), parti de droite, et en quadruplant son score par
rapport aux dernières législatives de 2009. Selon un sondage publié dimanche dans le quotidien libéral Kathimerini, Syriza arrive en tête des intentions de vote avec
28 %, contre 24 % pour la Nouvelle Démocratie aux élections du 17 juin.
>>> Lire : La Grèce nomme un
gouvernement provisoire de techniciens [5]
Hier, interrogé sur Europe 1, sur la position du gouvernement français sur la situation grecque, Bernard Cazeneuve, nouveau ministre délégué chargé
des Affaires européennes, a déclaré : « La conviction profonde qui est la nôtre, c’est qu’il faut sauver la zone euro, qu’il faut maintenir la Grèce dans la zone euro, qu’il faut pour
cela mettre tout en œuvre pour que des mesures soient prises qui permettent d’accompagner la Grèce dans ses efforts. » Il a ajouté : « Pour rétablir la confiance à court terme, il faut
créer les conditions pour que l’Europe envoie à la Grèce un message extrêmement fort de soutien qui soit, bien entendu, un message qui renvoie aussi les Grecs et le gouvernement grec à
(leurs) responsabilités de rétablissement des comptes publics. »
>>> Lire : Austère croissance ou
croissance de l’austérité [6]
Une position qui demande à être précisée, d’autant que dans un entretien au Bild am Sonntag, paru dimanche, le ministre allemand des Finances,
Wolfgang Schäuble, a déclaré : « Raconter aux Grecs qu’ils n’ont pas besoin de tenir les programmes d’économies déjà acceptés, c’est leur mentir. Les réformes structurelles en Grèce sont
de toute façon nécessaires », a-t-il ajouté. Autrement dit, en dehors de l’austérité, point de salut !
Pour sa part, Alexis Tsipras a, hier également, qualifié l’enjeu « application du mémorandum ou sortie de l’euro », qui domine la campagne électorale
grecque, de « faux dilemme ». C’est l’austérité qui risque de faire sortir la Grèce de l’euro.
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À lire :
Grèce : une vague rouge roule sur la Vouli [7]
Exécutif technique en Grèce : acte II
[8]Dimitris Papachristos: "La Grèce peut devenir l'exemple pour le peuple européen et le monde entier"
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Notre dossier consacré à la Grèce [10]
Pierre Ivorra
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