Solidarité Le 9-2, plus radin avec les pauvres
Le conseil général des Hauts-de-Seine annule une prime de 150 euros aux bénéficiaires du RMI.
Dans les Hauts-de-Seine, on fête Noël à sa manière. Comme nous l’écrivions hier, le conseil général a bel et bien décidé d’annuler une prime de 150 euros distribuée depuis dix ans aux
25 000 bénéficiaires du RMI dans le département. Une suppression décidée en douce par le président (UMP) de l’assemblée, Patrick Devedjian, qui, plutôt que de le soumettre au vote, a tout
simplement retiré ce point de l’ordre du jour. Évidemment, les élus
communistes du 92, à l’origine de cette prime, crient au scandale. Surtout que cette décision n’est pas un cas isolé. Depuis
plusieurs années, le département le plus riche de France (1,8 milliard d’euros de budget) ne cesse de réduire ses aides aux organisations caritatives. Voilà trois ans que les subventions aux
associations d’aide sociale, dont les Restos du cœur, n’ont pas augmenté. Cette année, le Secours populaire des Hauts-de-Seine a réussi à maintenir ses subventions à hauteur de 30 000 euros,
après une diminution drastique de 14 000 euros il y a seulement deux ans ! Selon les chiffres cités par Thomas Marinier, responsable de l’association dans le département, les subventions
pour l’aide alimentaire sont ainsi passées de « 54 600 euros à 30 000 euros » entre 2006 et 2008. Dans le même temps, le nombre de personnes accueillies grimpait de 16 600 à 20 400…
Nous avons essayé de joindre hier Patrick Devedjian. Malheureusement, il était déjà parti en vacances.
Laurent Mouloud
/image%2F0551212%2F20170620%2Fob_74cedc_bandeau-pcf.jpg)