Le comité de Brignoles en lutte pour la Poste
Article paru dans La marseillaise du mardi 29 décembre 2010
Après l’adoption par les parlementaires du changement de statut de la Poste, dans les comités, l’heure est toujours à la mobilisation contre la réforme.
Le gouvernement de droite très libéral de Sarkozy a fait voter durant les fêtes de Noël le projet de loi transformant la Poste en société anonyme. Ce changement de statut ouvrant la voie la voie à une véritable privatisation.
Ce projet a pourtant suscité une contestation dans le pays et une votation citoyenne à déplacer plus de 2,5 millions de personnes qui se sont prononcées contre la privatisation de l’entreprise du service public.
« Le gouvernement n’est pas crédible quand il annonce que la transformation de l’entreprise d’établissement public industriel et commercial (Epic) en société anonyme (SA), à compter du 1er mars 2010, vise simplement à permettre l’apport de fonds propres au capital (2,7 milliards d’euros, dont 1,2 apporté par l’État et 1,5 par la Caisse des dépôts et consignations) « estime le comité de Brignoles contre la privatisation de la Poste. France Télécom et de Gaz de France ont en effet été privatisés malgré les promesses contraires des différents gouvernements.
La précipitation du gouvernement, alors que certains États européens ont obtenu des délais jusqu’en 2013 pour appliquer les directives, visant en fait à mettre sur les rails le projet de privatisation.
Interpeller les députés varois le 12 janvier 2010
Le comité de Brignoles contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum déclare dans un communiqué du 22 décembre : « Depuis 18 mois salariés et citoyens multiplient les initiatives de luttes pour réclamer le retrait du projet, un débat public et la tenue d’un référendum. Des milliers d’actions locales départementales et nationales ont confirmé l’attachement de 75% des français aux valeurs de solidarité, d’égalité et de proximité des services publics. Après avoir refusé de rencontrer le Comité National, Le Président et les parlementaires de droite se sont assis sur la démocratie exprimée lors de la votation citoyenne du 3 octobre refusant le débat et un référendum ; ils ont multiplié mensonges et faux arguments pour justifier un projet mortifère qui satisfait uniquement la finance et le libéralisme. Les services publics ont servi d’amortisseur social en France, c’est encore trop pour ce pouvoir indifférent aux ravages de la crise, à la pauvreté et au chômage qui minent notre société. En précipitant le vote à Noël, Gouvernement et Députés de droite ont levé le voile sur leurs véritables intentions ».
Les sept députés varois UMP (dont Hubert Falco et Josette Pons) ont voté avec leurs homologues nationaux. Les salariés et citoyens sauront s’en souvenir lors des prochaines élections régionales. On ne peut pas être dans le Var pour les services publics et à Paris pour leur privatisation.
Le comité de Brignoles appelle à poursuivre l’action. Plus d’un million de cartes pétition a été envoyé au président Sarkozy. Rien n’est définitivement réglé. Ni les salariés, ni les citoyens n’acceptent le coup de force contre la démocratie. Le Comité Départemental appelle « les citoyens à interpeller les sept députés varois lors du vote solennel le 12 janvier 2010 à l’Assemblée ».
L’exigence d’une modernisation du service public reste posée. En France c’est un atout pour sortir de la crise économique et sociale.
L.C
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