La banque centrale américaine dope le dollar

Juste avant le G20 la semaine prochaine en Corée du sud, la FED irrite ses partenaires avec l'annonce de mesures de relance, consistant à faire marcher la planche à billets. La Bourse de New York a fini en nette hausse jeudi, portée à des sommets inédits depuis la chute de la banque Lehman Brothers en 2008 par l'annonce de ces nouvelles mesures de relance aux Etats-Unis: le Dow Jones a gagné 1,96% et le Nasdaq 1,46%.
Dans une tribune publiée jeudi par le Washington Post, le président de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, a expliqué et défendu la décision annoncée la veille d'injecter 600 milliards de dollars dans le circuit économique pour soutenir à la fois la reprise et les prix.
L'injection massive de liquidités par la Fed hérisse les pays émergents
Pékin, Séoul, et Bangkok évoquent des mesures de riposte tandis que Paris souligne la nécessité d'oeuvrer pour la "paix des monnaies". nPlusieurs pays émergents d'Amérique latine ont aussi menacé jeudi d'adopter de nouvelles mesures pour endiguer l'afflux de capitaux sur leurs marchés, au lendemain de l'annonce par la Réserve fédérale américaine d'une injection massive de liquidités dans l'économie.
La décision de la Fed, qui a provoqué un nouvel accès de faiblesse du dollar, mécontente les économies en développement, pénalisées à l'exportation par l'appréciation de leurs monnaies.
Elle risque donc d'exacerber les tensions liées aux changes, qui ont conduit certains dirigeants à évoquer récemment le risque d'une "guerre des monnaies", et donc compromettre un accord mondial sur les déséquilibres commerciaux et monétaires lors du sommet du G20 de Séoul les 11 et 12 novembre.
A Brasilia, le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, a estimé que la décision de la Fed ne favoriserait sans doute pas la croissance mondiale et qu'elle risquait d'aggraver les déséquilibres internationaux.
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