Alors que le débat sur la crise énergétique rebondit à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima, c’est l’occasion de se (re)plonger dans le livre de Paul Sindic Urgences planétaires. Paru il y a moins d’un an aux éditions Le Temps des cerises et préfacé par l’ancien parlementaire européen Francis Wurtz, l’ouvrage est toujours disponible (1). Cadre puis administrateur salarié d’une grande multinationale de l’énergie, militant communiste, l’auteur nous montre que la question de la transition énergétique est plus complexe que le débat actuel, qui tend à la résumer de manière simpliste et réductrice à une opposition entre partisans et opposants au recours à l’énergie atomique. Paul Sindic balaie les enjeux auxquels est confrontée la planète. Ces «urgences planétaires» que sont la faim dans le monde, l’accès à l’eau potable, à l’assainissement ou encore à l’énergie. Il nous montre comment les questions de lutte contre le réchauffement climatique et de transition énergétique sont intrinsèquement liées à celle du développement économique et sociale. À la lecture de son livre, nous comprenons combien ces questions sont avant tout des problèmes politiques que la science ou le progrès technologique ne sauraient seuls résoudre. Critique du «capitalisme vert» et de ses fausses solutions comme le marché des permis de polluer, Paul Sindic nous démontre comment le concept de «développement durable» a été dévoyé au service de l’idéologie libérale et de son déploiement. À l’heure où certains nous rabâchent que l’écologie n’est «ni de gauche, ni de droite», l’auteur est convaincu : pour faire face aux «urgences planétaires», «nous sommes en quelque sorte obligés de dépasser le capitalisme». Il nous propose d’ailleurs ses premières réflexions sur le «comment faire ?».
(1) 14 euros, auprès de son libraire habituel ou à la maison d’édition (www.letempsdescerises.net [1]).
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