Immigration : la France mauvaise élève de l'intégration
Rédaction Web
3 Décembre, 2012
Voilà une étude qui tord le cou à bon nombre de clichés d'extrême-droite. Un rapport de l'OCDE paru ce lundi fait figurer la France parmi les mauvais
élèves en terme d'intégration de ses immigrés.
Selon cette étude
[1]qui compare pour la première fois la situation des étrangers installés dans ses pays membres, la France n'est pas vraiment un pays de cocagne pour
les immigrés. Avec 11% de sa population née à l'étranger, la France se situe dans la moyenne des pays de l'Organisation de développement et de coopération économique (OCDE), qui abritent
110 millions d'immigrés soit 9% de leur population, selon cette étude. Mais le taux de pauvreté des étrangers installés en France est de 21,1% contre 17,3% en moyenne pour les immigrés de
l'OCDE. Et leur taux de chômage était de 14,5% [2] en 2010 contre 11,9% en moyenne dans l'OCDE.
Plus grave, les inégalités sont plus marquées dans l'Hexagone: le taux de pauvreté des immigrés y est quatre fois celui de la population majoritaire, alors
que ce rapport n'est que de un sur deux en moyenne dans l'OCDE.
Zones très urbanisées
Les Pays-Bas et la Belgique ne font guère mieux, mais la France se distingue sur un autre critère: la concentration des étrangers dans les zones très
urbanisées. Dans l'ensemble de l'OCDE, 60% des immigrés vivent dans ces zones, contre 44% de la population globale. L'écart est le plus fort en Autriche et en France, où 70,9% des
étrangers habitent en ville.
Pour les auteurs de l'étude, le succès des descendants d'immigrés "constitue bien souvent la référence de toute intégration réussie de leurs parents". Là
encore, la France ne brille guère. Leur taux de chômage est de 15,6% en France contre 13,8% en moyenne dans l'OCDE.
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A consulter:
le rapport de l'OCDE: Trouver
ses marques: Les indicateurs de l'OCDE sur l'intégration des immigrés 2012 [1]
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A lire aussi:
S.G.
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