Le 1er mai dernier, ils avaient défilé dans les rues de Brignoles côte à côte pour sauver l'hôpital. Certes, il avait fallu prendre toutes les précautions pour que ce rassemblement ne soit pas trop syndical et que certains ne soient pas mal à l'aise dans une manifestation. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts mais le service chirurgie du centre hospitalier Jean-Marcel est toujours sous la menace d'un transfert décidé l'Agence régionale de santé, dirigée par Dominique Deroubaix.
Josette Pons en colère
Le mardi 7 juin, une délégation d'élus s'est donc rendue à Marseille pour prendre part à une réunion sur le devenir de l'établissement intercommunal du centre Var. Là, tous ont pu constater la rigidité de l'administration sanitaire. Surtout ceux qui pensaient pouvoir jouer un rôle prédominant. Au point d'être ulcérés à la sortie de ce nouvel épisode, frustrés pour certains de n'avoir pas été autorisés à parler. Josette Pons, député, aurait eu des propos très sévères envers l'attitude du plus haut responsable de la santé en Paca.
Cette frustration est fort bien retranscrite dans la missive à l'en-tête de l'Association des maires du Var cosignée par Josette Pons, Jean-Pierre Véran, Bernard Vaillot, Claude Gilardo et Michèle Roatino.
Les élus se déclarent « surpris du peu de considération à leur égard. Les maires savent exactement ce qu'est un budget et respectent la règle de l'équilibre dans leur commune. Nous savons que celui de l'hôpital est déficitaire ».
Mais les signataires en profitent pour poser la question à Domniique Deroubaix : « Pourquoi a-t-on pu arriver à une telle situation, et sans sévérité, mais par simple constat, alors que vous avez tous les moyens de contrôle ? Il est dommageable d'en arriver à un tel climat délétère ».
Les maires et le député évoquent alors la démographie galopante en Provence verte, la progression constante des activités de l'établissement et ses démarches de qualité et de performance, ainsi que la mise en place de coopération avec d'autres structures.
Pas un leurre
« Des éléments qui font que le service chirurgie doit être maintenu à Brignoles avec ses trois composantes : la conventionnelle, l'urgence et, bien entendu, l'ambulatoire».
Quant au passif cumulé : « L'investissement prévu pour Hôpital 2012 et l'opération immobilière qui pourra s'effectuer sur le terrain du V120 - La Source permettrait de l'épurer ».
Les élus concluent en demandant « des réponses précises quant au devenir de l'hôpital et plus particulièrement de son service chirurgie ».
L'étendard brandi depuis des mois par Claude Gilardo n'était donc pas un leurre, mais indispensable. Qu'il soit aujourd'hui le porte-drapeau de la lutte est la moindre des choses.
arevello@varmatin.com
/image%2F0551212%2F20170620%2Fob_74cedc_bandeau-pcf.jpg)