Le moment tant attendu est arrivé. Claude Gilardo et Josette Pons ont été informés par le directeur de cabinet de Dominique Deroubaix, le directeur de l'Agence régionale de santé, qu'une réunion de travail se tiendrait le 7 juin à 18 heures à Marseille. Il aura fallu attendre près d'un mois après la mobilisation record dans les rues de Brignoles pour que le voeu de tous soit exaucé.
Surprenants courriels
Interrogée quelques heures avant cette annonce, Josette Pons ne cachait pas son impatience. « Il est temps que tous les acteurs se mettent autour de la table et exposent leurs points de vue ». La député de la VIe circonscription avait-elle des doutes sur la volonté des dirigeants de l'ARS ?
On pourrait le penser en lisant des échanges de courriels entre Norbert Nabet, le directeur général adjoint de l'Agence régionale de santé, et divers intervenants dont Florence Ayache, déléguée territoriale dans le Var. « Nous n'avons aucun intérêt à renouveler les réunions publiques qui offriront autant de tribunes aux agitateurs du mouvement social qui sont tous parfaitement informés de la situation et semblent peu accessibles aux arguments techniques que nous pouvons leur proposer ».
Des termes qui n'ont pas manqué de choquer les responsables politiques. D'autant que, dans le même courriel, il est conseillé à Mme Ayache de prendre contact avec Josette Pons afin de lui proposer une « chorégraphie » au cours de laquelle elle a été « reçue rapidement à la délégation territoriale », puis elle a été « informée de manière privilégiée des réunions techniques d'analyse du projet stratégique prévues les 9 et 11 mai ». Enfin, « une réunion pourrait être organisée avec le maire et la Commission médicale de l'établissement et les syndicats dans les semaines qui viennent si la situation sociale ne se stabilise pas ».
La situation extrême aurait donc été atteinte pour l'ARS. Pour sa part, Claude Gilardo se réjouit de pouvoir défendre sa position face à Dominique Deroubaix mais est lassé par le peu d'intérêt que lui porte l'Agence. « Je ne sais plus si un président du conseil de surveillance est encore très utile ». Toutefois, le matin, il prendra soin de réunir les maires du territoire afin d'élaborer une tactique commune.
arevello@varmatin.com
Lire également notre édition du jour Brignoles, Le Luc, Saint-Maximin en page 5
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