Grèce : six militants d'extrême-droite arrétés pour une agression contre des immigrés
Rédaction Web
12 Juin, 2012
En Grèce, six activistes d'extrême-droite ont été arrêtés ce mardi, soupçonnés d’avoir attaqué le domicile de quatre immigrés égyptiens dans la banlieue
portuaire d'Athènes.
Selon le communiqué de police, les suspects faisaient partie du groupe d’une dizaine de personnes qui ont brisé les vitres de la maison, puis s'en sont pris
à l'un des habitants qu'ils ont roué de coups. Âgé de 28 ans, l’homme grièvement bléssé à la tête est encore hospitalisé dans un état critique. Identifiés par leurs victimes, les suspects
seront déférés au parquet pour "dommages corporels graves" et violation de la législation sur les armes.
Les responsabilités politiques :
Le président de l’Association musulmane de Grèce, Naim El Gandhour, a accusé la classe politique grecque, à l'exception de la gauche radicale et communiste,
d'avoir « fait le lit d'Aube dorée et de la violence raciste en pêchant des voix à l'extrême-droite ». Il s'en est pris en particulier au chef de la droite, Antonis Samaras, qui avait
appelé avant le 6 mai les Grecs à « reconquérir les villes face à des sans-papiers "tyrans" ».
Des faits similaires :
Depuis l’entrée d’
[1]Aube Dorée au parlement grec le 6 mai, parti se revendiquant ouvertement de la mouvance néonazie, les agressions à l'encontre des immigrés se sont
multipliées.
Le 29 mai, lors d’un meeting, une quinzaine de militants de ce parti avaient
agressé un pakistanais [2] dans la station de métro Agios Nikolas d’Athènes.
Le 2 juin, deux élus d’Aube Dorée avaient été arrêtés par la police, soupçonnés d’avoir participé à l’agression d’un pakistanais dans un quartier populaire
d’Athènes.
Et le 6 juin, un journaliste du Jerusalem Post a été
frappé [3] violemment à la tête alors qu’un groupe d'une vingtaine de personnes d’extrême-droite armées de pieds de biche, était entrain de
tabasser des immigrés près du musée archéologique d’Athènes.
A l’approche des élections législatives du 17 juin, le climat politique reste extrêmement tendu.
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Simon Puech
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