Grèce, Italie, France: L'Union européenne a décidé d'en finir avec la démocratie (MJCF)
En Grèce, Lucas Papadémos, ancien vice président de la BCE est chargé de former un nouveau gouvernement. Le peuple Grecque une fois de plus n'est pas
consulté.
Il y a quelques mois des "experts" du FMI et de l'UE sont venus en Grèce et en Italie dicter les mesures d'austérité à prendre. La aussi, les peuples
n'avaient pas été consulté.
Ces mesures ont provoqué la récession, mais qu'importe! aujourd'hui ils vont plus loin dans l'impasse!
En Italie,"l'ancien commissaire européen Mario Monti, est considéré depuis des semaines par les marchés comme le meilleur candidat susceptible de diriger un
gouvernement d'unité nationale et de mettre en œuvre d'urgence les mesures d'austérité nécessaires"! Voilà donc la considération qui compte pour ces dirigeants européens: non pas celle du peuple,
mais celle des marchés.
Et en France? Sarkozy qui a perdu le sénat ne pouvait plus imposer la règle d'or. Peu importe! Il a fait voter au parlement un budget fantôme pour en
concocter un autre sur un coin de table à l'abri du regard de la représentation nationale afin d'imposer l'austérité!
Symbole de ce mépris du peuple et de la démocratie, le ministre François Baroin qui doit normalement être exemplaire dans le respect du suffrage universel a
accusé la gauche d'être arrivée au pouvoir en 1997 par « effraction ». Un ministre de la République qui qualifie d'«effraction» l'expression du suffrage universel, cela en dit
long sur le mépris qu'ils ont pour le peuple et révèle la dérive autoritaire du gouvernement Sarkozy.
Pour Pierric Annoot, Secrétaire Général du Mouvement Jeunes Communistes: «La boucle est désormais bouclée. L'Union Européenne, les dirigeants des pays
européens, Sarkozy et Merkel ne se cachent plus mais l'affirment: oui, entre les intérêts inconciliables des marchés financiers et ceux du peuple, ils ont tranché. Ils dirigent désormais
uniquement pour les marchés financiers.
Les plans d'austérité successifs sont injustes socialement, inefficaces économiquement, mais s'assoient également sur les principes
démocratiques.
Rarement dans l'Histoire nous n'avons connu de période aussi sombre. Oui, s'en est fini des régimes démocratiques, nous sommes entrés dans une nouvelle ère
celle de la dictature des marchés financiers.»
Dans les jours et les semaines à venir, les jeunes communistes vont multiplier les initiatives pour opposer à la dictature financière la souveraineté
populaire. Nous appelons tous les progressistes et les démocrates à s'y joindre.
Communiqué du Mouvement des Jeunes Communistes de France
le 10 novembre 2011
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