General Motors veut fermer son entreprise de Strasbourg
Rédaction Web
10 Mai, 2012
Passés sous silence lors de la campagne présidentielle, les projets de fermeture et de réduction d’effectifs sont à présent clairement envisagés par
l’usine de construction automobile. Mise en cause, l’incapacité de l’usine à développer de nouvelles générations de transmission automatique.
L’annonce pourrait tomber ce jeudi 10 mai. L’entreprise, qui a toujours connu des hauts et des bas, avait récupéré en 2009 son usine du Rhin pour un euro
symbolique avec l’ambition de créer 200 000 boîtes de vitesses entre 2011 et 2012 et pour la conception de nouveaux genres de transmission automatique. Un communiqué de GMC (General Motor
Compagny) est paru mercredi signalant que le groupe « a décidé de lancer une évaluation complète et détaillée en vue d’une vente potentielle de cette unité ».
Un sentiment de trahison
Les mille salariés, qui avaient pourtant accepté la baisse de leurs salaires dans l’attente d’une amélioration, risquent de se retrouver prochainement sans
emploi. L’entreprise américaine avait pris l’engagement de dynamiser le secteur et avait garanti un carnet de commandes rempli jusqu’en 2014, mais l’avenir semble incertain. Le délégué
syndical CFDT Jean Marc Ruhland a commenté : « GM a du travail pour nous jusqu’en 2014, mais, pour ce qui est d’un nouveau projet, ils n’ont rien trouvé ». Le site a pourtant enregistré
un bénéfice net de 40 millions d’euros en 2011 malgré une perte de terrain en Europe selon le délégué syndical. Le probable prochain ministre de l’économie Michel Sapin a jugé qu’il
fallait « engager le bras de fer avec la direction » afin « qu’ils prennent en compte qu’il y a une forme de morale dans la vie économique ». Ce dernier a également reconnu que des
pressions politiques pouvaient jouer dans le report de ces décisions, il explique « un certain nombre d’entreprises ont repoussé à plus tard leur plans de licenciement ».
Florence Delavaud
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